JE CÉLÈBRE DEMAIN L’ANNIVERSAIRE DU JOUR OÙ, IL Y A SEIZE ANS, JE QUITTAIS LA MAISON MATERNELLE POUR ALLER M’ÉTABLIR À LA MISSION

Au milieu de la persécution religieuse et de toutes les déceptions et pertes qu’Eugène avait connues pendant deux ans, il rappelle l’un des événements les plus importants de notre vie oblate. C’est le jour où l’aventure oblate a commencé – avec une grande simplicité et de la pauvreté – et avec beaucoup de joie parce qu’ils avaient découvert le dessein de Dieu sur eux !

Je célèbre demain l’anniversaire du jour où, il y a seize ans, je quittais la maison maternelle pour aller m’établir à la mission. Le p. Tempier en avait pris possession quelques jours avant. Notre gîte n’était pas si magnifique que le château de Billens, et quelque dépourvus que vous soyez, nous l’étions encore davantage. Mon lit de sangle fut placé dans le petit passage qui conduit à la bibliothèque qui était alors une grande chambre servant de chambre à coucher au p. Tempier et à un autre qu’on ne nomme plus parmi nous ; c’était aussi notre salle de communauté. Une lampe formait tout notre bel éclairage et, quand il fallait se coucher, on la posait sur le seuil de la porte pour qu’elle servît aux trois.

Lettre au P. Jean Baptiste Mille, 24 janvier 1831, EO VIII n 383

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Une réponse à JE CÉLÈBRE DEMAIN L’ANNIVERSAIRE DU JOUR OÙ, IL Y A SEIZE ANS, JE QUITTAIS LA MAISON MATERNELLE POUR ALLER M’ÉTABLIR À LA MISSION

  1. Denyse Mostert dit :

    Eugène a connu plus d’un départ dans sa vie. Chaque fois il lui a fallu composer et tirer le meilleur parti possible de ceux qui se présentait. Certains étaient bien involontaires mais dans tous existait la nécessité de faire face.

    Nous sommes en 1831. Eugène rappelle au P. Jean-Baptiste Mille les circonstances de son arrivée dans ce qui allait devenir la première mission des Oblats. Six ans se sont écoulés depuis qu’il arrivait dans l’ancien couvent des Carmélites où le P. Tempier l’avait précédé.

    Pour le P. Mille, comparaison incontournable : «Notre gîte n’était pas si magnifique que le château de Billens », écrit-il tout en se rappelant comment il est devenu refuge pour des scolastiques français… Inquiet de la tournure des événements et craignant pour la sécurité des jeunes oblats de Marseille et d’Aix, il avait jugé nécessaire de les faire venir en Suisse. « Après plusieurs démarches et visites à des propriétés en vente, il rencontra l’immeuble désiré. Sur la route de Lausanne à Fribourg, près de la ville de Romont, émergeait du feuillage le château de Billens. Il l’acheta avec ses dépendances, ferme, laiterie, grange, remises, au mois de septembre 1830. » https://www.omiworld.org/fr/lemma/billens-suisse-1830-1837-fr/

    À Aix, les premiers Oblats vivent une installation de fortune à laquelle il faut absolument s’adapter, à Fribourg, les novices ont aussi à développer d’autres habitudes. À nous tous, il arrive de devoir faire face à des changements pas toujours à notre goût. L’adhésion à la volonté de Dieu devient alors le puissant levier qui, non seulement fait accepter des conditions parfois précaires mais donne l’enthousiasme de pouvoir ainsi annoncer Jésus Christ.

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