VOCATION : VOUS ÊTES NÉCESSAIRE POUR L’ŒUVRE QUE LE SEIGNEUR NOUS A INSPIRE D’ENTREPRENDRE

Dieu a inspiré à Eugène la fondation d’une congrégation missionnaire, et Dieu invite d’autres à jouer un rôle nécessaire pour le succès de sa mission. L’invitation à Tempier résonne au cours des années pour tous ceux qui se sentent appelés à participer au charisme et à la spiritualité d’Eugène. Ce n’est pas une question de fantaisie passagère ; au contraire, il s’agit d’être convaincu que les plus abandonnés ont besoin de nous pour apporter une différence dans leur vie.

Eh bien! mon cher, je vous dis, sans entrer dans de plus grands détails, que vous êtes nécessaire pour l’œuvre que le Seigneur nous a inspiré d’entreprendre.
Le chef de l’Église étant persuadé que, dans le malheureux état où se trouve la France, il n’y a que les missions qui puissent ramener les peuples à la foi, qu’ils ont par le fait abandonnée, les bons ecclésiastiques de différents diocèses se réunissent pour seconder les vues du suprême Pasteur.
Nous avons été à même de sentir l’indispensable nécessité d’employer ce remède dans nos contrées, et, pleins de confiance dans la bonté de la Providence, nous avons jeté les fondements d’un établissement qui fournira habituellement à nos campagnes de fervents missionnaires.

Lettre à Henri Tempier, le 9 octobre 1815, E.O. VI n 4

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Une réponse à VOCATION : VOUS ÊTES NÉCESSAIRE POUR L’ŒUVRE QUE LE SEIGNEUR NOUS A INSPIRE D’ENTREPRENDRE

  1. Denyse Mostert dit :

    Que voici une interpellation qui tombe à point quelques semaines avant le renouvellement des engagements pour les Associés la Province Notre-Dame-du-Cap!

    Dans le domaine si personnel de la foi, il n’est pas toujours facile de discerner le ‘pourquoi’ et le ’comment’ tant de l’appel qui nous a été adressé que de la réponse que nous lui avons donnée.

    ‘Pourquoi ? Pour beaucoup d’entre nous la proximité et l’ouverture des Oblats ont été un facteur déterminant. Personnellement, j’ai voulu savoir d’où leur venait une attitude qui faisait qu’on se sentait si bien accueilli et compris. En 1995, la canonisation d’Eugène de Mazenod me faisait découvrir un prêtre issu de la noblesse et dont la grande préoccupation était les plus pauvres parmi les pauvres, ceux-là pour qui une vie de misère ne revêtait aucun sens parce que Dieu en était absent. Et ce prêtre-là m’a donné le goût de marcher à sa suite…

    Il devient moins clair de cerner « comment » conjuguer l’engagement de l’Associé avec les impératifs d’une famille, d’une profession, d’une maladie etc… enfin avec toutes ces surprises que la vie sait si bien réserver…

    En 1996, le P. Jean-Claude Gilbert alors en charge de la formation initiale a eu des mots que je considère comme prophétiques. Votre engagement, disait-il en substance, n’est jamais pris une fois pour toute. Il doit s’accorder avec la vie, et une vie, ça bouge, ça évolue. Et il ajoutait qu’il y aurait lieu de s’interroger sur un engagement qui resterait pareil à lui-même d’année en année.

    Eugène vient ajouter l’élan final à notre désir missionnaire. « Je vous dis, sans entrer dans de plus grands détails, que vous êtes nécessaire pour l’œuvre que le Seigneur nous a inspiré d’entreprendre », écrit-il au P. Tempier.

    Le Fondateur ne rejoint-il pas là l’apôtre Paul quand il dit : « Selon la grâce de Dieu qui m’a été donnée, j’ai posé le fondement comme un sage architecte, et un autre bâtit dessus’’ (1 Cor. 3, 7 )

    Alors, bon engagement à tous et à toutes… Et on continue à bâtir ensemble, pour la Mission…

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