VOCATION : AU PIED DE LA CROIX, ÉCOUTEZ CE QUE DIEU VOUS DEMANDE

La lettre d’Eugène à Henri Tempier, prêtre diocésain de 27 ans, est un document essentiel et fondateur pour nous. Elle contient les germes de ce qui est essentiel dans notre vocation. C’est pour cette raison que je l’ai coupé en de plus petites sections, afin de mettre en évidence ses idées centrales.

La lettre montre le point de départ fondamental de la vocation de tous les membres de la famille Mazenodienne : elle doit découler d’une expérience de l’amour de Dieu sur la Croix. « Lisez cette lettre au pied de votre crucifix » n’est pas une pensée pieuse – mais une attitude nécessaire : Eugène a expérimenté l’amour de Dieu pour lui et a compris sa vocation au pied du Crucifix. Il est nécessaire pour toute personne qui se sent appelée à faire un parcours avec Eugène, d’avoir comme point de départ, et comme point de focalisation, le fait de l’amour de Dieu exprimé sur la Croix.

Dans son désir de vivre « tout pour Dieu », Tempier doit écouter où la voix de Dieu l’appelle à se déplacer pour la gloire de Dieu et le salut du peuple abandonné de Provence.

Mon cher ami, lisez cette lettre au pied de votre crucifix,
dans la disposition de n’écouter que Dieu,
ce que l’intérêt de sa gloire
et le salut des âmes
exigent d’un prêtre tel que vous.

Lettre à Henri Tempier, le 9 octobre 1815, E.O. VI n 4

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Une réponse à VOCATION : AU PIED DE LA CROIX, ÉCOUTEZ CE QUE DIEU VOUS DEMANDE

  1. Denyse Mostert dit :

    « Lisez cette lettre au pied de votre crucifix, », écrivait Eugène au P. Tempier. C’est en effet devant la croix que me viennent les réflexions de ce matin. Une croix vécue, si je peux dire en deux étapes.

    La croix- assurance
    La croix fut certes moi, comme pour beaucoup d’entre nous une ‘’pensée pieuse’’ qu’une époque doloriste aidait à cultiver. Je me souviens de ces offices du Vendredi Saint d’où je revenais tellement triste pour cette mort du Juste à laquelle j’avais contribué par mes péchés.

    Heureusement, Pâques et son renouveau venaient me régénérer, me rendre confiance en un Dieu qui avait effacé nos fautes parce que son Fils en croix lui avait demandé. … ‘’Père, pardonne-leur…’’.

    Alors, dans la paix revenue, je me sentais revivre avec le Fils de Dieu sorti vivant du tombeau qui allait m’aider à rester debout aux jours difficiles.

    La croix-reconnaissance
    Cette foi qui rassure est venue avec les années s’enrichir d’une dimension personnelle dans laquelle la Croix a pris toute sa signification.

    Le Christ ‘’mort pour tous’’ est devenu de manière indiscutable le Christ ‘’mort aussi pour moi’’. Il était là dans les moments décisifs de ma vie ; il m’attendait lors de mes moments de tiédeur ; il me retenait aux moments de tentation ; il m’a enfin fait comprendre que sa mort n’aurait aucun sens si sa propre vie n’était la référence sur laquelle je devais essayer de vivre la mienne.

    Des vents contraires soufflent encore dans ma vie, des moments de vide continuent de temps à autre à m’habiter, les « vertus héroïques » des grands saints sont loin d’être mon apanage…

    Mais Jésus ressuscité me redit à chaque instant combien avec lui toute vie prend un sens et qu’il compte sur moi pour faire connaître son message de bonheur. Vais-je refuser de l’entendre me dire : « Si tu veux, suis-moi. » ?

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