EUGÈNE ET L’HISTOIRE DE FRANCE : CE SERA AUSSI SUR LA JEUNESSE QUE JE TRAVAILLERAI

Après voir souligné la situation diabolique dans laquelle se trouvaient les jeunes eux-mêmes, Eugène se rendit compte de l’urgence de répondre aux attaques de Napoléon, malgré le danger que cela représentait pour sa personne surveillée par la police de Napoléon. Le souci principal, pour le nouveau prêtre fraichement ordonné, était d’établir un système visant à protéger la jeunesse d’Aix des interventions diaboliques qui la menaçaient.

Fallait-il, triste spectateur de ce déluge de maux, se contenter d’en gémir en silence sans y apporter aucun remède? Non certes : et dussè-je être persécuté, dussè-je échouer dans la sainte entreprise d’opposer une digue à ce torrent d’iniquité, du moins je n’aurai pas à me reprocher de ne l’avoir pas tenté. Mais quel moyen employer pour réussir dans une aussi grande entreprise? Point d’autres que celui que met en œuvre le séducteur lui-même. Il croit ne pouvoir parvenir à corrompre la France qu’en pervertissant la jeunesse, c’est vers elle qu’il dirige tous ses efforts. Eh bien! Ce sera aussi sur la jeunesse que je travaillerai; je tâcherai, j’essaierai de la préserver des malheurs dont elle est menacée, qu’elle éprouve même déjà en partie, en lui inspirant de bonne heure l’amour de la vertu, le respect pour la religion, le goût pour la piété, l’horreur pour le vice.

Journal de la Congrégation de la Jeunesse, le 25 avril 1813, EO XVI

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Une réponse à EUGÈNE ET L’HISTOIRE DE FRANCE : CE SERA AUSSI SUR LA JEUNESSE QUE JE TRAVAILLERAI

  1. Denyse Mostert dit :

    À Aix en 1813 foisonnent des victimes de la Révolution. Parmi eux la jeunesse menacée par l’éducation des écoles du système public. On ne peut imaginer un seul instant un Abbé de Mazenod se contentant de soupirer.

    On peut lire dans son Journal : « Le dessein de l’impie Buonaparte et de son infâme Gouvernement est de détruire entièrement la religion catholique. Il croit ne pouvoir parvenir à corrompre la France qu’en pervertissant la jeunesse…Eh bien ce sera aussi sur la jeunesse que je travaillerai… » Il se fera proche des jeunes laissés à eux-mêmes « en leur inspirant de bonne heure l’amour de la vertu, le respect pour la religion, le goût pour la piété, l’horreur pour le vice. » (*)

    La Congrégation de la Jeunesse se pointe à l’horizon. Eugène écrit : « L’entreprise est difficile, je ne me le dissimule pas, elle n’est même pas sans danger puisque je ne me propose rien moins que de contrarier de tout mon pouvoir les vues sinistres d’un Gouvernement soupçonneux qui persécute et détruit tout ce qui ne le seconde pas (…) Le 25 avril 1813, il rassemble avec discrétion 7 garçons triés sur le volet.

    Eugène n’a pas pris cette décision à l’aveuglette. Il se sait surveillé par les autorités civiles. C’est donc en toute connaissance de cause, après longuement réfléchi, consulté et prié qu’il ira de l’avant. Une attitude à se rappeler devant des décisions particulièrement difficiles à prendre.

    (*) http://www.centremazenod.org/etudes/la-congregation-de-la-jeunesse-chretienne-fondee-par-saint-eugene-de-mazenod-le-25-avril-1813

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