EUGÈNE ET L’HISTOIRE DE LA FRANCE: NAPOLÉON ET LE PÈRE DE MAZENOD NOUVELLEMENT ORDONNÉ

Pielorz nous parle de la responsabilité d’Eugène au Séminaire, suite aux actions de Napoléon:

Emery, intrépide défenseur du pape contre les usurpations de l’empereur, donnait le ton au séminaire. Napoléon, furieux, lui enjoignit en juin 1810 de quitter le séminaire et, le 8 octobre 1811, décréta la dissolution pure et simple de la Compagnie Saint-Sulpice. Les directeurs devaient s’éloigner du séminaire avant la fin de 1811. Le séminaire devenait ainsi le séminaire diocésain de Paris.

Le départ successif des directeurs amena la nomination de leurs remplaçants. M. Jalabert, vicaire général de Paris, prit la direction du séminaire; on choisit parmi les séminaristes les plus zélés les remplaçants des autres directeurs. Ainsi…, l’abbé de Mazenod devient maître de cérémonies. Les affaires économiques sont confiées aux soins de M. Lacombe, prêtre. Pour exercer pleinement sa charge de professeur et de directeur, l’abbé de Mazenod se rendit à Amiens et là, le 21 décembre 1811, reçut l’ordination sacerdotale des mains de Mgr Demandolx. Mais il n’exercera sa charge que pendant dix mois, de janvier à octobre 1812. Au début de novembre, il rentra à Aix pour y commencer son apostolat en faveur des pauvres et des âmes les plus abandonnées…

http://www.omiworld.org/fr/dictionary/dictionnaire-historique_vol-1_s/463/saint-sulpice/

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Une réponse à EUGÈNE ET L’HISTOIRE DE LA FRANCE: NAPOLÉON ET LE PÈRE DE MAZENOD NOUVELLEMENT ORDONNÉ

  1. Denyse Mostert dit :

    Une France bouleversée par les décrets d’un empereur intransigeant…Napoléon s’acharne contre tout ce qui semble mettre entrave à son pouvoir. L’Église catholique est dans la mire. Comme d’autres congrégations, la Compagnie de Saint-Sulpice est dissoute.

    M. Jalabert, vicaire général de Paris, prend alors la direction du séminaire; on choisit parmi les séminaristes les plus zélés les remplaçants des autres directeurs. Faut-il s’étonner que le jeune Abbé de Mazenod, qui a déjà donné bien des preuves de son attachement, soit du nombre ? Il n’occupera d’ailleurs ces fonctions que quelques mois.

    Eugène cependant a d’autres vues. Il a pu constater la souffrance de l’Église et l’indifférence d’un grand nombre de prêtres. En novembre 1812 il se retrouve à Aix-en-Provence où il peut alors se consacrer, selon son grand désir, aux plus démunis. Le « prêtre des pauvres » est né.

    Il n’abandonnera pas pour autant son devoir de solidarité envers Rome. Dans une lettre au cardinal Gousset, en 1852, Eugène écrira : « Encore diacre et jeune prêtre il m’a été donné, malgré la surveillance la plus active d’une police ombrageuse, de me consacrer dans des rapports quotidiens au service des cardinaux romains alors amenés à Paris et persécutés bientôt après… » (*) Eugène de Mazenod, un chrétien pour qui le oui sera toujours un oui !

    (*) Cardinal Roger Etchegaray – Eugène de Mazenod – p. 50

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