NOTRE VISION FONDATRICE AUJOURD’HUI: PERMETTRE A LA PAROLE DE DIEU DE NOUS CONVERTIR ET NOUS TRANSFORMER

Toujours ils sont disposés à répondre aux besoins les plus urgents de l’Église par diverses formes de témoignages et de ministères, mais surtout par la proclamation de la Parole de Dieu, qui trouve son achèvement dans la célébration des sacrements et le service du prochain.

CC&RR, Constitution 7

La prédication en paroisse, pour laquelle nous avons été fondés, était toute entière consacrée à proclamer la Parole de Dieu et à inviter les gens à y répondre en célébrant les sacrements. Les missionnaires avaient comme objectif d’inciter toute personne à recevoir le sacrement de réconciliation. C’était une invitation à une rencontre intime avec le Sauveur à travers le prêtre agissant en tant que guide spirituel et instrument de pardon et de vie nouvelle. Le confessionnal devait être le lieu d’une rencontre transparente entre une personne abattue et la miséricorde de Dieu. Un des premiers sermons d’Eugène délivre le message suivant :

De même le prédicateur de l’Evangile, voyant avec douleur les pécheurs enfoncés dans l’affreux bourbier de leurs crimes, s’y démener sans vouloir en sortir,
après avoir inutilement essayé de tout ce que leur tendre charité leur inspirait pour les faire rentrer dans la voie,
enfin voyant leur obstination à vouloir se perdre, ils font retentir à leur oreilles les plus terribles vérités;
ils s’arment du fléau de la sainte Parole, ils redoublent leurs coups jusqu’à ce qu’enfin ces pécheurs par un généreux effort sortent du bourbier et se dégagent, etc.
C’est alors que tendant les bras vers eux, les ministres de Jésus-Christ, les pressant contre leurs cœurs, se plaisent à répandre le baume sur toutes leurs plaies pour les adoucir.

Instruction familière sur la confession, prêchée en provençal, le quatrième dimanche de carême, [28 mars] de l’année 1813 E.O. XV n. 115

Chapitre

“Pour sauver véritablement un homme, il ne suffit pas de l’habiller de pantalons neufs, de lui fournir un travail régulier, ou de lui procurer une formation universitaire. Toutes ces choses sont extérieures à l’être humain, si l’intérieur reste inchangé vous avez perdu votre temps. Vous devez réussir, par un moyen ou par un autre, à greffer une nouvelle nature sur la nature de l’homme, qui a en elle l’élément du Divin. ” William Booth, fondateur de l’Armée du Salut

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Une réponse à NOTRE VISION FONDATRICE AUJOURD’HUI: PERMETTRE A LA PAROLE DE DIEU DE NOUS CONVERTIR ET NOUS TRANSFORMER

  1. Denyse Mostert dit :

    Il suffit de quelques mots : «… Permettre à la Parole » de nous convertir et de nous transformer », et Frank Santucci nous invite ce matin à regarder l’évolution du Sacrement de Réconciliation. Se référant aux débuts des Missionnaires de Provence, spécifiquement formés pour la conversion par la Parole, il conclut : «Le confessionnal devait être le lieu d’une rencontre transparente entre une personne abattue et la miséricorde de Dieu. »

    Viennent ensuite des mots du Fondateur lui-même. « …Les prédicateurs de l’Evangile, voyant avec douleur les pécheurs enfoncés dans l’affreux bourbier de leurs crimes, s’y démener sans vouloir en sortir (…) enfin voyant leur obstination à vouloir se perdre, ils font retentir à leur oreilles les plus terribles vérités (…) C’étaient là des principes historiquement mis en application.

    C’était ainsi. Et les pénitents continuaient de défiler au « tribunal de la pénitence ». Une fois leur « exercice de satisfaction » accompli, ils repartaient légers pour un temps, avec une dose de reconnaissance pour les tourments évités.

    Et les missionnaires continuaient à enseigner Dieu avec ardeur. Parce que, derrière la sécheresse de la doctrine, ils savaient voir et proclamer la véritable nature du pardon. Qu’Eugène traduit d’ailleurs très bien : « C’est alors que tendant les bras vers eux, les ministres de Jésus-Christ, les pressant contre leurs cœurs, se plaisent à répandre le baume sur toutes leurs plaies pour les adoucir. » Voici comment la démarche inquiétante de jadis a fait place à la confiance et pourquoi nous devons « permettre » à la Parole de faire en nous le chemin nécessaire vers une délivrance intérieure.

    C’est bien parce que nous avons reçu la liberté d’enfant de Dieu qu’il a besoin de notre permission pour ouvrir notre cœur et nous donner le goût, puis la force de déblayer d’abord notre propre chemin. La démarche au confessionnal, humiliante pour certains, deviendra alors rencontre amoureuse, nos paroles et nos vies signes d’unité. Nous brûlerons alors du désir de faire connaître à tous la joie promise par Jésus Sauveur, une joie que nul ne pourra leur enlever.

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