UN NOUVEAU DÉFI OBLAT: L’ÉDUCATION SUPÉRIEURE

Eugène écrit au sujet de la nomination du Père Albini au Séminaire :

Sais-tu bien que s’il retombait malade et que je ne puisse pas l’employer au poste que je lui destine…

Lettre à  Jean Baptiste Honorat. le 23 août 1827, EO VII n 275

 “Une école vaut ce que valent ses maîtres. En 1827, la Congrégation ne comptait encore qu’une quinzaine de pères et aucun n’avait fait des études qui l’aurait préparé à l’enseignement dans un grand séminaire. Le père de Mazenod pouvait cependant compter sur deux hommes de confiance, encore jeunes, mais religieux dévoués, aux multiples talents: le père Tempier, qui sera supérieur de la maison pendant vingt-sept ans, et le père Charles-Dominique Albini, professeur de morale de 1827 à 1835. Les deux ou trois autres directeurs, choisis parmi les meilleurs Oblats, changèrent plus souvent.

Il n’est pas facile de savoir exactement quels furent, pendant longtemps, les critères qui dirigèrent le père de Mazenod dans le choix des directeurs. Ce n’est, en effet, qu’au Chapitre général de 1850 que fut composée la partie de la Règle relative aux séminaires, où sont formulées les qualités requises pour cette fonction.

Beaudoin, “Marseille, Grand Séminaire (1827-1862)” dans le  Dictionnaire Historique Oblat ,  http://www.omiworld.org/dictionary.asp?v=6&vol=1&let=M&ID=305

 

“L’encouragement à l’éducation supérieure pour nos jeunes est essentiel pour notre avenir collectif.”   Charles B. Rangel

Ce contenu a été publié dans LETTRES, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à UN NOUVEAU DÉFI OBLAT: L’ÉDUCATION SUPÉRIEURE

  1. Denyse Mostert dit :

    23 août 1827 – Lettre à Jean Baptiste Honorat

    Tout un éloge de la part d’Eugène de Mazenod ! « Sais-tu bien que s’il retombait malade et que je ne puisse pas l’employer au poste que je lui destine, ce serait un désordre épouvantable et que la chose serait d’une conséquence majeure!… », écrit-il. L’Oblat concerné est le P. Albini.

    Charles Dominique, d’abord curé de la paroisse de Menton. « s’occupa, pendant au moins cinq ans, de la pastorale ordinaire – catéchisme, confessions, prédication – pastorale devenue indispensable en cette période de crise religieuse. Ce ministère, il devait l’exercer en particulier dans les zones les plus isolées de la paroisse. » (*) Chapelain « des Sœurs Hospitalières de Saint-Augustin, puis professeur de théologie morale au grand séminaire de Nice, prêtant à l’occasion ses services à la cathédrale, il rencontre Eugène en 1824. « Frappé par leur zèle apostolique, l’idéal missionnaire qui les animait et leurs rapports fraternels, l’abbé Albini envisagea aussitôt la possibilité de vivre dans une communauté religieuse. » (*) Quelle recrue que ce prêtre polyvalent pour une Congrégation « qui ne comptait encore qu’une quinzaine de pères et [dont] aucun n’avait fait des études qui l’aurait préparé à l’enseignement dans un grand séminaire ! » (*)

    Le P. Albini apporte avec lui l’espoir d’une éducation solide pour les futurs prêtres. Il suffit de connaître le Fondateur et son désir de rendre à l’Église des pasteurs dignes de ce nom pour affirmer que les séminaristes recevront le meilleur des enseignements.

    Que peut bien dire, de la formation des futurs prêtres d’aujourd’hui, une laïque de 2015? Que, si les « grands séminaires » ont changé d’allure, leur enseignement fondamental demeure toujours indispensable aux futurs prêtres. Et que, ces derniers, tout comme leurs prédécesseurs, doivent avoir le seul et unique but de « faire connaître et aimer » le Dieu sans qui tout devient absurdité, celui qui donne tout son prix à l’existence et à la vie la sérénité d’expérimenter la miséricorde divine.

    (*)http://www.omiworld.org/dictionary.asp?v=6&vol=1&let=A&ID=19

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *