FINANCES: COOPÉRANT AVEC LA DIVINE PROVIDENCE

De Rome, Eugène partage son souci au sujet des finances des Oblats et l’obligation de pourvoir aux besoins des membres dans le futur.

Je voudrais que vous ne perdissiez pas de vue une chose qui m’est sans cesse présente, c’est qu’il n’y a personne qui ait un sou dans la Compagnie, et que le jour où certaines ressources viendront à manquer on sera bien embarrassé pour nourrir et vêtir tant de monde;
je sais qu’il faut compter sur la divine Providence que la sagesse chrétienne suggère.
Voilà pourquoi mon but a toujours été de faire un capital qui pût fournir aux plus pressants besoins de la vie, non certes dans la pensée de thésauriser, mais pour suppléer aux dotations que toutes les Congrégations ont dans tous les pays du monde, car s’il arrivait un jour que l’on fût réduit à la rétribution des messes, il n’y aurait pas de quoi faire aller nos communautés. Si l’on emploie cet argent en bâtisses nous voilà réduits à zéro. Pensez-y bien, car les sujets qui se donnent à Dieu dans la Compagnie ont droit à ce que l’on pourvoie à leurs besoins.

Lettre à Henri Tempier, le 20 janvier 1826, EO VII n 219

 

“L’avenir commence aujourd’hui, pas demain.”    Pope John Paul II

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Une réponse à FINANCES: COOPÉRANT AVEC LA DIVINE PROVIDENCE

  1. Denyse Mostert dit :

    Rome, 20 janvier 1826, lettre à Henri Tempier.

    Eugène de Mazenod a appris la valeur de l’argent. On se rappelle la Révolution française, le long exil pendant lequel M. de Mazenod a dû user de divers expédients pour nourrir les siens, les débuts plus que modestes de la Congrégation dans l’ancien couvent des Carmélites à Aix, et aussi toute la misère rencontrée chez les pauvres par le prêtre qui a décidé de leur consacrer sa vie.

    D’où des remarques on ne peut plus réalistes à Henri Tempier. «… Qu’Il n’y a personne qui ait un sou dans la Compagnie, et que le jour où certaines ressources viendront à manquer on sera bien embarrassé pour nourrir et vêtir tant de monde. »

    À sec les coffres de la Congrégation ? Pas vraiment. Il y a ce « capital « destiné spécifiquement à répondre « aux plus pressants besoins de la vie » et non, selon les paroles d’Eugène, « à employer en bâtisses ». Cela peut laisser supposer des dépenses superflues depuis le départ d’Eugène, ou encore des projets un peu trop onéreux à son goût…

    Quoiqu’il en soit, on ne peut que louer la prévoyance et s’émerveiller de la foi solide du Fondateur qui a su donner à Dieu le rôle qui lui revenait. Non pas un pourvoyeur rassurant mais un Père soucieux de voir grandir ses enfants en faisant face à leurs propres responsabilités.

    « Je sais qu’il faut compter sur la divine Providence que la sagesse chrétienne suggère », écrit-il encore. Sa propre expérience le lui a appris : la force nécessaire lui a toujours été donnée « au moment » voulu pour continuer des efforts qui lui avaient paru un moment bien stériles…

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