J’AI ETE ENCORE AUJOURD’HUI PRENDRE DE NOUVELLES FORCES, ET INVOQUER UN SURCROIT DE SECOURS SUR LE TOMBEAU DES SAINTS APOTRES

Quelle était la source de la force intérieure pour maintenir Eugene ?

Je languis outre mesure du retard qu’éprouve notre affaire. J’ai été encore aujourd’hui prendre de nouvelles forces, et invoquer un surcroît de secours sur le tombeau des saints Apôtres; j’ai dit pour la troisième fois la messe sur la confession de Saint-Pierre, et j’avoue que le bon Dieu a daigné me dédommager par sa grâce des chagrins que l’enfer sous suscite.
J’invoquais saint Pierre de tout mon cœur, il m’a prouvé qu’il savait être bon patron. J’ai profité de la conjoncture pour vous recommander tous bien instamment à Dieu.

Communion avec Dieu, les saints – et avec ses frères oblats, avec qui il était toujours uni.

J’ai demandé pour tous ample participation aux vertus et aux récompenses de ce grand Apôtre.

Lettre à Henri Tempier, 17 janvier 1826, EO VII n 218

Dans son Journal il répète le même sentiment :

Je n’ai pas oublié non plus cette fois de recommander nommément tous ceux au salut desquels je m’intéresse d’une manière particulière; ils me le rendent sans doute par leurs prières et la part qu’ils me donnent à tous leurs mérites

Journal romain, 16 janvier 1826, EO XVII

Cet esprit est exprimé au sein de notre Règle de Vie:

“ C’est en missionnaires que nous louons le Seigneur selon les inspirations diverses de l’Esprit: nous portons devant Lui le poids quotidien de notre souci pour les gens à qui nous sommes envoyés (cf. 2 Co 11, 28). Toute notre vie est prière pour que le Règne vienne en nous et par nous.”  CC&RR, Constitution 32

Ce contenu a été publié dans JOURNAL, LETTRES, avec comme mot(s)-clé(s) , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à J’AI ETE ENCORE AUJOURD’HUI PRENDRE DE NOUVELLES FORCES, ET INVOQUER UN SURCROIT DE SECOURS SUR LE TOMBEAU DES SAINTS APOTRES

  1. Denyse Mostert dit :

    Rome 1826 – Lettres du 17 janvier à Henri Tempier.

    Les choses à Rome continuent à avancer bien trop lentement aux yeux d’Eugène de Mazenod. Et pourtant ce ne sont ni la certitude que «le bon Dieu l’assiste en toute chose d’une manière si sensible », ni les efforts personnels qui manquent. Et Eugène continue à prier, « en proportion convenable , la sainte Vierge, les saints Anges et les saints… »

    Aujourd’hui, c’est vers saint Pierre qu’il tourne spécialement le regard. Le lieu s’y prête à merveille. D’ailleurs, les Missionnaires Oblats de Marie Immaculée n’ont-ils, pas comme ce grand saint et ses compagnons, été formés à l’école de Jésus Christ, ne leur incombe-t-il pas à eux aussi de le faire connaître et aimer spécialement à ceux qui n’ont plus d’espérance ? Mission moins simple qu’il n’y paraît. La vie des apôtres ne montre-t-elle pas combien témoigner du Christ vivant et agissant signifie braver des coutumes établies dont les pauvres ont le plus souvent à pâtir, être prêt à y consacrer sa vie… et, qui sait, peut-être à la perdre ?

    Tous ne sont cependant pas appelés au martyre sanglant. Mais il en existe un autre, qui si vit dans l’impuissance d’efforts en apparences inutiles et dans les angoisses pour un avenir qu’on pourrait croire sans issue.

    Oui, Eugène a raison de se tourner vers Pierre et ses compagnons. «J’ai demandé pour tous ample participation aux vertus et aux récompenses de ce grand Apôtre », confie-t-il à Henri Tempier. Voici la vraie prière qui ne peut manquer d’être exaucée. Voici le vrai miracle.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *