PRENDRE SOIN L’UN DE L’AUTRE

Le souci d’Eugène pour ses Oblats n’était pas limité à leur ministère, mais il était particulièrement intéressé à la qualité de leurs vies, de leur « être de façon à faire ». Écrivant à la nouvelle communauté de Nîmes, il leur donne des avis de façon à préserver un esprit de famille.

Trouvez tout bien, ne parlez qu’entre vous à cœur ouvert. Je n’ai pas besoin de vous faire remarquer que le f. Guibert, quoiqu’il ne soit pas prêtre, étant Oblat et par conséquent tout à fait de la Société, doit entrer dans tous vos conseils et prendre part à toutes vos résolutions. 
Je vous prie de dire mille choses tendres à ce bon f. Guibert, qui m’est si cher, ainsi qu’à notre bon p. Honorat qui connaît aussi l’étendue de mon affection pour lui.
Je ne vous dis pas : aimez-vous bien les uns les autres, cette recommandation serait ridicule; mais je vous dirai bien : soignez-vous les uns les autres et veillez chacun sur la santé de tous. 

Lettre à Pierre Mie, 19 juin 1825, EO VI n. 183

 

« L’amour commence en prenant soin de nos plus proches – ceux qui sont à la maison. » Mère Teresa

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Une réponse à PRENDRE SOIN L’UN DE L’AUTRE

  1. Denyse Mostert dit :

    19 juin 1845. Lettre au P. Mie. « Trouvez tout bien… »

    Sursaut en lisant ces mots. Pourquoi ce conseil étrange au Supérieur de Nimes ? Le Fondateur aurait-il perdu le sens des réalités ?

    Un brin de réflexion suffit à rassurer qui connaît quelque peu Eugène de Mazenod. S’il sait pertinemment combien la vie est parfois difficile, il croit par ailleurs fermement que « tout concourt au bien de qui aime Dieu » (Rom 8,28).

    Or, un bien cela se partage et se vit dans la transparence d’où les conseils aux Oblats de Saint-Charles. «… Ne parlez qu’entre vous à cœur ouvert .» Tous participeront « aux conseils » et aux « résolutions » qui s’ensuivront, y compris Hyppolite Guibert et son difficile noviciat. (*) Aucune zone d’ombre, aucun aparté, aucun commentaire désobligeant ne devrait ainsi ternir l’entente de la petite communauté.

    La porte est ainsi grande ouverte à l’amour véritable. Celui dont « se soigner les uns les autres et veiller chacun sur la santé de tous » sera le signe bien concret. Celui qui, loin des déclarations grandiloquentes sera fait de gestes d’écoute, de compréhension et de toutes ces attentions qui font la vie aimable. Un amour au quotidien, reflet de celui de Jésus de Nazareth qui « passait en faisant le bien »…

    (*)http://www.omiworld.org/dictionary.asp?v=6&vol=1&let=G&ID=235

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