L’HABITUDE OÙ TU ES D’AIMER DIEU DEVRAIT TE RASSURER

Le jeune Marius Bernard se débattait sans doute avec des tentations – le texte n’en spécifie pas la nature, mais elles produisaient des détresses évidentes dans sa vie. . Eugène le conseille et l’encourage :

Rien de plus simple, de plus commun, mon cher ami, que d’éprouver des tentations, que d’être fatigué, agité même par des pensées détestables; les plus grands saints ont passé par ces épreuves et tous les justes qui vivent encore sur la terre sont exposés à cette cruelle persécution que l’ennemi du salut exerce sur les enfants même de la lumière. Faut-il donc s’en étonner? Faut-il pour cela se laisser aller à la tristesse? non, certes, parce qu’il n’appartient pas à Satan et à tous ses suppôts de troubler notre âme et de lui faire perdre la paix que l’Esprit-Saint qui habite en nous y est venu établir.
Lors même que le corps éprouverait quelque impression fâcheuse ou de la violence de ces pensées, ou peut-être seulement de la disposition du sang et des humeurs, il faut bien se garder de s’appesantir sur un examen toujours dangereux.
L’habitude où tu es d’aimer Dieu, la volonté constante que tu as de ne pas vouloir l’offenser doit te suffire pour te rassurer pleinement.

Lettre à Marius Bernard, 16 juin, 1824, EO VI n.143

Notre Règle de Vie souligne le besoin d’accompagnement dans les situations difficiles : « Chaque membre est invité à chercher le conseil et l’appui d’un directeur spirituel de façon à discerner l’action de Dieu dans sa vie et à grandir au travers de ses expériences et ses difficultés personnelles et apostoliques. » CC&RR, Règle 33b

 

« Mais il m’a déclaré, « Ma grâce te suffit, car ma puissance se déploie dans la faiblesse. » C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. » 2 Corinthiens 12 :9

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Une réponse à L’HABITUDE OÙ TU ES D’AIMER DIEU DEVRAIT TE RASSURER

  1. Denyse Mostert dit :

    1824 – Le jeune Marius Bernard se trouve sous l’emprise de tentations qui lui font vivre des moments difficiles. Il s’en ouvre au Fondateur.

    Mon éducation judéo-chrétienne et les paroles d’Eugène suggèrent fortement qu’il s’agit de fautes contre ce 6ième commandement jadis tellement mis en évidence. « Tu ne feras pas d’impureté », disait-il. Faute d’en situer les balises on se surprenait à le craindre plus que tout et par conséquent notre vulnérabilité s’en trouvait augmentée.

    Que de sagesse dans les paroles d’Eugène de Mazenod à Marius Bernard ! Bien loin des exhortations sentencieuses risquant fort de demeurer stériles, ce prêtre du 19ième aborde la question en toute luminosité, faisant la part des choses entre nature humaine et amour d’un Dieu qui connaît si bien ses enfants.

    Il est un fait écrit-il que « les plus grands saints ont passé par ces épreuves et tous les justes qui vivent encore sur la terre sont exposés à cette cruelle persécution… » Il faut donc « se garder de s’appesantir sur un examen toujours dangereux » et s’appuyer sur « L’habitude… d’aimer Dieu et la volonté constante … de ne pas vouloir l’offenser… »

    Foin donc des scrupules qui ont causé tant de ravages ! Il me vient en tête le titre d’un livre de Gérard Filion, « Fais ce que peux ». Et, comme en réponse, les paroles du grand saint Paul : « C’est donc de grand cœur que je me vanterai surtout de mes faiblesses, afin que repose sur moi la puissance du Christ. » (2 Cor 12 :9)

    Il est un fait qu’en temps de perturbation, les mots n’ont le plus souvent que peu d’impact … Ceependant, à force de les porter en nous, ils peuvent devenir confiance. Celle qui nous accompagnera chaque jour sur nos chemins vers Dieu.

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