TÂCHER PAR TOUS LES EFFORTS DE MON ZÈLE DE REDONNER UN PEU DE VIE À UN DIOCÈSE MORT

Le temps de la retraite eut comme but d’aider Eugène à consolider ses ressources en vue du ministère ingrat qu’il accomplissait dans le diocèse.

Néanmoins dans deux jours je vais de nouveau me trouver en contact avec lui. Il faut que je reparaisse à mon poste. Ce sera, je l’espère, encore pour y faire mon devoir, pour tâcher par tous les efforts de mon zèle de redonner un peu de vie à un diocèse mort quoi qu’il eut quelque apparence de santé; de nouveaux cris s’élèveront sans doute, on ne réforme jamais sans froisser, sans blesser bien du monde!

Le seul moyen de survivre était de se maintenir concentré sur le motif de ses efforts :

n’importe; n’ayons que Dieu en vue, l’honneur de son Eglise, le salut des âmes qui nous sont confiées; ne consultons que la Sagesse divine, méprisons la sagesse humaine et Dieu nous aidera. Mais il faut beaucoup de vertu pour sacrifier son repos à son devoir, pour affronter la haine et la persécution des hommes précisément pour faire du bien aux hommes. Cette vertu ne s’acquiert et ne se conserve que par l’union avec Dieu, que par la prière et l’oraison, etc., qu’en marchant toujours devant Dieu pour ne fixer que le ciel et ses récompenses qui ne sont autres que Dieu lui-même.
Seigneur! faites-moi la grâce de me pénétrer de plus en plus de ces pensées!

Notes de retraite, Mai 1824, EO XV n. 156

 

« Le progrès humain n’est ni automatique ni inévitable…Chaque pas en direction du but de la justice demande du sacrifice, de la souffrance, et du combat; les efforts inlassables et le souci passionné d’individus dévoués. » Martin Luther King, Jr.

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One Response to TÂCHER PAR TOUS LES EFFORTS DE MON ZÈLE DE REDONNER UN PEU DE VIE À UN DIOCÈSE MORT

  1. Denyse Mostert says:

    Le temps a passé pour Eugène de Mazenod. La retraite prend fin dans deux jours. Bientôt vient le temps de’’reprendre le collier’’, selon une expression chère à mon père. Car c’est bien d’une tâche ingrate qu’il s’agit. «On ne réforme jamais sans froisser, sans blesser bien du monde ! »

    Eugène est-il prêt ? En tout cas, il l’« espère ». Ses pensées sont passées du presque désespoir à la claire vision d’un devoir confié à lui malgré ses faiblesses. Le but demeure le même « la reconstruction d’un diocèse … le salut des âmes ». Avec maintenant la certitude d’une seule façon d’y parvenir : « ne [consulter] que la Sagesse divine, [mépriser] la sagesse humaine… »

    ‘’Ce qui se comprend bien s’énonce clairement’’, mais l’application peut en demeurer difficile, comme c’est le cas ici pour le Vicaire général. Eugène en a conscience : « Il faut beaucoup de vertu pour sacrifier son repos à son devoir, pour affronter la haine et la persécution des hommes précisément pour faire du bien aux hommes. »

    « La prière… l’oraison… l’union à Dieu … « les yeux tournés vers le ciel » pour aplanir tant d’aspérités humaines, voici la grâce que sollicite le Vicaire général en cette fin de retraite.

    Nul doute que sa prière soit exaucée. « Cherchez d’abord le Royaume et sa Justice, a dit Jésus, le reste vous sera donné… » (Matt 6,33). Une promesse qui vaut d’ailleurs pour chacun de nous…

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