NOTA BENE : L’EXEMPLE EST UNE MANIÈRE DE DIRIGER

Le remède à la situation tragique de l’Eglise – et plus particulièrement au mal fait par « la paresse, la nonchalance, la corruption des prêtres » – proposé par Eugène est celui du bon exemple des prêtres. « L’exemple est une manière de diriger » disait Albert Schweitzer – et il était difficile de trouver quelqu’un qui en soit aussi convaincu qu’Eugène.

Nous reconnaissons les thèmes familiers de la fondation, qui reviennent constamment : dans les pas des apôtres, « être » plutôt que « faire », « tout pour Dieu », etc. :

Il faut pour cela former des apôtres qui, après s’être convaincus de la nécessité de se réformer soi-même, travaillent de tout leur pouvoir à convertir les autres:
« Veille sur ta personne et sur ton enseignement, dit l’apôtre saint Paul à Timothée, persévère en ces dispositions. Agissant ainsi, tu te sauveras, toi et ceux qui t’écoutent. » (1Tim 4,16).
Et comme nous avons vu que la source véritable du mal était l’insouciance, l’avarice et la corruption des prêtres, ces abus étant réformés, les autres cesseront.
Ayez des prêtres zélés, désintéressés et solidement vertueux, et bientôt vous ramènerez les peuples égarés à leurs devoirs.

Règle de 1818, Chapitre premier §3 Nota Bene. Missions, 78 (1951) p. 15

En 1818, il a écrit cela pour ses propres prêtres Missionnaires. En 1826, ce texte a été modifié dans ce que nous connaissons aujourd’hui comme la « Préface », qui s’adresse à tous les membres de la famille Mazenodienne. Si nous voulons changer les choses au 21ème siècle, les mêmes principes s’appliquent toujours : les gens doivent être capables de nous reconnaître grâce à la qualité de nos vies, par lesquelles nous témoignons.

 

« Ne laissez pas celui qui n’a pas de maison prendre la maison d’un autre, mais laissez-le travailler consciencieusement et en construire une pour lui-même, par exemple en s’assurant que les siens seront en sécurité, loin de la violence, pendant la construction. »    Abraham Lincoln

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Une réponse à NOTA BENE : L’EXEMPLE EST UNE MANIÈRE DE DIRIGER

  1. Denyse Mostert dit :

    Des orateurs nés il en est, captivants par leur belles façons, leurs beaux discours et leurs conseils si convaincants qu’on ne peut que les suivre.

    Tout va bien pour un temps. On avance avec enthousiasme sur le chemin de la perfection jusqu’au jour où, par hasard ou par un dessein providentiel, on découvre ce qu’on peut appeler la double vie de ces prophètes au beau langage. Viennent alors le désenchantement des néophytes et sa répercussion sur tout leur entourage.

    « Je vis de bonne soupe et non de bon langage », faisait dire Molière à un personnage des « Femmes savantes ». Je l’avoue, cette comparaison est maladroite. Mais elle résume bien le peu de crédit accordé à ceux-là, dont la vie limitée aux belles paroles, ne vient combler aucun besoin chez ceux qui les écoutent et peut même décourager d’entreprendre par la suite tout effort de perfectionnement.

    Saint Paul parlait à Timothée « de la nécessité de se réformer soi-même, » (1Tim 4,16) et la Règle de 1818 des Missionnaires de Provence leur demande d’être « des prêtres zélés, désintéressés et solidement vertueux » qui « bientôt [ramèneront] les peuples égarés à leurs devoirs. »

    Tout cela n’est-il pas la logique même, une logique pour tous les temps ? « J’aimerais qu’en vous voyant vivre, étonnés les gens puissent dire, ‘’voyez comme ils s’aiment, voyez leur bonheur’’ », dit un chant bien connu.

    Le bonheur entraîne ! Alors, qu’attendons-nous pour laisser transparaître à travers notre vie la Joie de vivre en disciple de Jésus Christ?

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