L’OBLATION APPORTE LA JOIE

Écrivant au père Augustin Gaudet au Canada, qui avait 26 ans et avait été ordonné quelques jours avant de partir en mission, Eugène s’est exclamé :

…J’ai vu aussi avec beaucoup de plaisir que vous êtes content. J’en conclus que vous serez béni de Dieu. Dieu aime celui qui donne avec joie.  [ed. 2 Corinthiens 9:6]

Lettre au père Augustin Gaudet à Montréal, 29 avril 1848, EO I n 94

En septembre de l’année précédente, la veille du départ d’Augustin, Eugène avait écrit dans son journal :

Vraiment il y a de quoi pleurer de joie de posséder des hommes de cette trempe dans notre congrégation.

Journal d’Eugène de Mazenod, 24 septembre 1847, EO XXI

RÉFLEXION

« Chacun de vous doit donner ce qu’il a décidé dans son cœur de donner, non pas à contrecœur ou sous la contrainte, car Dieu aime celui qui donne avec joie. Et Dieu est capable de vous bénir abondamment, de sorte qu’en toutes choses et en tout temps, ayant tout ce qu’il faut, vous abonderez en toute bonne œuvre » (2 Corinthiens 9:6-8).

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VOUS DIREZ QUE NOUS MANGEONS NOTRE BLÉ EN HERBE

Mgr de Mazenod était un homme très occupé qui s’occupait de la congrégation des Oblats en même temps que du diocèse de Marseille. Entre ses nombreuses activités, il tente d’écrire des lettres aux Oblats.

Voilà, mon très cher père Semeria, tout ce que j’ai pu vous écrire du 9 au 11 mai où je reprends, je ne dirai pas la plume que je n’ai pas quittée depuis lors, mais cette feuille qui vous était destinée. Dans l’intervalle j’ai écrit à toute l’Amérique du Nord.

Les opportunités missionnaires au Canada s’ouvraient rapidement à mesure que les besoins étaient perçus plus clairement et plus bruyamment : des milliers de personnes dont la foi avait besoin d’être réveillée ou qui n’avaient jamais entendu l’Évangile. Eugène voulait répondre mais n’avait pas assez d’hommes à envoyer. Les jeunes Oblats, qui n’avaient pas terminé leur formation et leurs études, étaient prêts à partir et promettaient de terminer au Canada.

Aujourd’hui même vont s’embarquer quatre de nos Frères et un Convers pour le Canada. Il n’y a qu’un prêtre parmi eux, un diacre à qui j’ai conféré cet ordre le surlendemain que je l’ai fait sous-diacre et deux minores. Ces deux derniers n’ont pas commencé leur théologie que le p. Allard se chargera de leur enseigner à Longueuil, le diacre n’en a fait qu’un an. Vous direz que nous mangeons notre blé en herbe; mais non, ils feront aussi bien leurs études à Longueuil qu’ici, et ils s’acclimateront au pays en même temps qu’ils apprendront les langues. Il fallait d’ailleurs profiter de l’occasion d’un bâtiment qui partait directement de Marseille pour Boston et qui nous procurait l’avantage d’épargner cinq ou six cents francs par tête.

Au père Étienne Semeria à Jaffna, 9 mai 1848, EO IV n 3

RÉFLEXION

Le zèle d’Eugène pour le salut des âmes l’a conduit à être optimiste dans ses projets pour ces hommes et leur désir d’avoir la possibilité d’apprendre la langue locale et de s’imprégner de la culture. Leur propre zèle pour l’évangélisation signifiait souvent que leurs promesses de terminer leurs études n’étaient pas prioritaires et n’étaient souvent pas tenues. Eugène devait plus tard se rendre compte de son erreur et insister sur l’achèvement du processus de formation avant d’être envoyé en mission.

Notre vision aujourd’hui : «À partir d’une vision de foi personnelle et unifiée, les scolastiques seront à même de présenter l’Évangile de telle sorte qu’il atteigne et touche le coeur de leurs contemporains. Par-dessus tout, ils assimileront dans la prière ce qu’ils étudient et vivront ce qu’ils apprennent pour devenir ainsi des témoins crédibles du message qu’ils doivent prêcher.» (CC&RR Règle 66 b)

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J’AI EU DE BIEN MAUVAIS MOMENTS À PASSER À CAUSE DE CETTE ESPÈCE DE VERTIGE QUI TOURNAIT TOUTES LES TÊTES

Le diocèse de l’évêque de Montréal était énorme, ce qui l’a conduit à la décision de demander qu’une partie en soit retranchée pour devenir un nouveau diocèse : le diocèse de Bytown (aujourd’hui Ottawa). Pour diriger ce nouveau diocèse, il avait suggéré le nom du père Guigues, qui s’était révélé un supérieur compétent des Oblats au Canada. Au début, Eugène s’y opposait parce qu’il comptait beaucoup sur les compétences de leadership de Guigues pour maintenir l’unité de vie et de mission parmi les Oblats. Finalement, Eugène a vu la possibilité pour Guigues de continuer à être le supérieur des Oblats tout en étant évêque. C’est ainsi qu’est née la tradition selon laquelle l’évêque oblat est le supérieur « provincial » des Oblats – une pratique qui devait durer environ un siècle.

Les Oblats étaient mécontents de cette évolution, comme le montre la lettre d’Eugène à l’évêque Bourget :

Croyez-vous, Monseigneur, que je n’aurais pas eu besoin d’une toute petite lettre de vous lorsque vous vîtes quelle tempête avait soulevé la résolution que vous aviez prise et que ma confiance en vous m’avait entraîné à seconder. J’ai eu de bien mauvais moments à passer à cause de cette espèce de vertige qui tournait toutes les têtes. Je ne qualifierai pas la conduite de votre clergé à cette occasion, l’expression qu’elle m’inspire pourrait peut-être vous contrister , mais je vous dirai que tous nos missionnaires sans exception, entraînés par je ne sais quelle fascination, avaient perdu le bon sens[…] Le fait est que j’ai été obligé de finir par écrire d’une manière très sévère pour faire cesser tout ce commérage.

Finalement, Eugène rappelle à Mgr Bourget qu’il a un rôle particulier dans la vie des Oblats et lui demande de rassurer les Oblats que la nomination de Guigues comme évêque de Bytown serait une étape positive et ne signerait pas la destruction de la mission oblate.

Quoiqu’il en soit, je vous en prie, écrivez-moi un peu au long sur toutes ces choses. Je n’ai pas besoin de vous rappeler que plus que jamais vous devez être le père de nos Oblats de Marie. Ils se sentent affaiblis par l’élection de leur supérieur au Siège dont vous l’avez chargé, aidez-nous avec lui à les tranquilliser et à les rassurer comme je n’ai cessé de le faire de mon côté.

Lettre à Mgr Bourget, évêque de Montréal, 12 février 1848, EO I n 93

RÉFLEXION

Lorsqu’il est écrit en chinois, le mot « crise » est composé de deux caractères. L’un représente le danger et l’autre l’opportunité. (John F. Kennedy)

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IL A BON CŒUR ET IL FAUT AJOUTER QU’IL A MONTRÉ UNE GRANDE GÉNÉROSITÉ EN VOULANT ASSURER SON SALUT PAR UNE VOIE SI PÉNIBLE

Dans les entrées précédentes ( http://www.eugenedemazenod.net/fra/?p=4447 et suivantes), nous avions rencontré l’oblat canadien Pierre Fisette, qui avait été envoyé pour travailler en France. C’était une personne très sympathique, mais sa vanité, son manque de piété et de prière avaient inquiété Eugène, qui désespérait de son comportement. Pourtant, Eugène a persévéré à être un père aimant et l’a accompagné. La persévérance d’Eugène a payé, comme nous le voyons dans cette lettre qu’il a écrite à Mgr Bourget, évêque de Montréal.

Vous dirai-je deux mots des Canadiens qui sont ici? Fisette s’est fixé à la Trappe après avoir passé par la Chartreuse. Il est novice depuis quelques mois à Aiguebelles […]

Je prie Dieu que Fisette persévère à la Trappe, il m’a écrit plusieurs fois, et moi à lui, car il conserve pour la Congrégation et pour moi personnellement une affection extraordinaire. Pauvre enfant! Je l’aime toujours aussi beaucoup, il a bon cœur et il faut ajouter qu’il a montré une grande générosité en voulant assurer son salut par une voie si pénible. C’est de l’héroïsme. Priez, Monseigneur, aussi pour lui, et ne m’oubliez jamais devant le Seigneur en retour de la vénération et de l’amitié que j’ai pour vous.

Lettre à Mgr Bourget, évêque de Montréal, 12 février 1848, EO I n 93

La conversion de Fisette n’a pas été un feu de paille. Il reste moine trappiste pendant trente ans jusqu’à sa mort dans le monastère trappiste qu’il avait fondé à Staouéli en Algérie.

RÉFLEXION

Sainte Monique a prié pendant dix-sept ans pour la conversion de son fils et lorsqu’elle s’est produite, elle a pu dire : « Mon fils, pour ma part, je ne trouve plus de joie en rien dans ce monde. Ce que je dois encore faire ici et pourquoi je suis ici, je ne le sais pas, maintenant que je n’espère plus rien de ce monde. Il y avait une chose pour laquelle je désirais rester encore un peu dans cette vie, c’était de te voir chrétienne catholique avant de mourir. Cela, Dieu me l’a accordé en surabondance, puisque je te vois maintenant son serviteur au mépris de tout bonheur mondain. Que fais-je donc ici ? »

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MEMBRES HONORAIRES DES MISSIONNAIRES OBLATS (HOMI)

Tout au long de l’histoire missionnaire des Oblats, nous trouvons invariablement des religieuses quelque part dans le tableau, rendant un service missionnaire dévoué selon leur charisme : catéchistes, professeurs d’école, infirmières et coopératrices généreuses dans tout ce qui était nécessaire au succès des missions.

Eugène a reconnu avec gratitude l’importance des diverses congrégations de Sœurs tout au long de sa vie. En voici un exemple : il a reconnu les services rendus par les sœurs aux Oblats canadiens dans le ministère, mais surtout dans les soins apportés aux membres qui étaient tombés malades à la suite de l’épidémie de typhus. Il a donné à ces sœurs une pleine part des bénéfices spirituels de la famille oblate – que nous appelons aujourd’hui « Oblats honoraires » (HOMI).

Bien que les lois de la charité chrétienne nous fassent un devoir de prier Dieu pour tout le monde, nous nous croyons néanmoins plus étroitement obligés de le faire à l’égard des personnes auxquelles nous sommes redevables pour des services spirituels et temporels rendus aux membres de notre Congrégation. C’est pourquoi, mes Dames, ayant appris la charité et le zèle infatigables que vous avez exercés envers les Oblats de Marie Immaculée, établis au Canada, nous voulons vous donner un témoignage solennel et durable de notre reconnaissance. Nous confiant donc en la miséricorde divine et sur la puissante intercession de la très sainte et immaculée Vierge Marie notre patronne, par l’autorité que Dieu nous a donnée, malgré notre indignité, nous vous accordons pour toujours une pleine et entière communication de tous les saints sacrifices, des prières, des pénitences et de toutes les œuvres de piété et de zèle, qui par la grâce de Dieu se font et se feront à l’avenir, dans les diverses maisons de notre Institut tant en Amérique que dans les autres parties du monde, au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit.

Nous prions N.S.J.C. de vouloir bien dans le ciel ratifier cette promesse et cet engagement afin que suppléant lui-même à notre indignité par le trésor inépuisable de ses mérites, il vous comble, mes Dames, de toute grâce et bénédiction céleste en cette vie, et vous récompense ensuite par la couronne d’une glorieuse éternité.

Donné à Marseille sous notre seing, le sceau de nos armes et le contre-seing du secrétaire de la Congrégation, le 24 mai 1848.

+ C. J. Eugène, évêque de Marseille, S.G.

Aux Dames religieuses de l’Hôtel-Dieu de Montréal, dites Sœurs de Saint-Joseph., EO I n. 98 

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J’ÉLÈVE DONC LA VOIX AU MILIEU DE L’ÉGLISE, JE VEUX QU’ELLE RENTENTISSE DANS TOUTE LA FRANCE

On a souvent dit que le cœur d’Eugène était grand comme le monde. Sa vision s’étendait au-delà des frontières de la France et même au-delà de ses missionnaires sur plusieurs continents afin d’être en unité avec l’Église universelle. Comme évêque de Marseille, il invitait son peuple à répondre aux besoins des catholiques souffrants dans diverses régions troublées du monde. L’épidémie de typhus au Canada fut l’une de ces occasions, comme il l’écrivit à l’évêque de Montréal qui avait la » ‘affreuse maladie qui a décimé votre clergé et qui vous a mis vous-même à deux doigts de la mort? »

Comment! seul parmi tous les Évêques catholiques du monde, je prends à cœur votre déplorable position. Vous voyant accablé sous le poids de l’adversité, je ne me contente pas d’adresser des vœux secrets au Seigneur. Le mal était trop grand à mes yeux pour ne pas y apporter un plus puissant remède. J’élève donc la voix au milieu de l’Église, je veux qu’elle rententisse dans toute la France dans l’espoir d’amener par mon exemple d’autres Évêques à en faire autant.

J’indique des prières publiques dans tout mon diocèse. On dira à chaque messe une Collecte, une Secrète et une post-Communion propres à exciter la ferveur dans l’âme la plus tiède, s’il s’en rencontre de cette trempe parmi les prêtres; le peuple s’unira à ses prières, et sa charité sera encore émue en faveur de vos souffrances chaque fois que le S[ain]t-Sacrement sortira de. son Tabernacle pour bénir la multitude. Mes diocésains correspondent si bien à ma pensée, ils unissent si bien leurs vœux aux miens, ils prient avec tant de ferveur qu’ils obtiennent, j’en ai la confiance, ce que nous demandions avec ardeur et persévérance, du moins on a remarqué qu’il n’est pas mort un seul de vos prêtres, depuis que le nom du Seigneur a été invoqué sur eux.

Lettre à Mgr Bourget, évêque de Montréal, 12 février 1848, EO I n 93

RÉFLEXION

Si nous pouvons cultiver le souci des autres, en gardant à l’esprit cette unité de l’humanité, nous pourrons construire un monde plus compatissant. (Dalaï Lama

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JE FAIS TOUT COMME SI CELA NE DEVAIT PAS ÊTRE ET JE PRIE AVEC CONFIANCE

Poursuivant ses réflexions sincères sur le jeune oblat Jean-Pierre Bernard qui venait d’arriver au Canada et qui était en train de mourir du typhus, Eugène s’est confié à son journal :

Ce cher enfant, depuis son ordination au sous-diaconat, n’avait fait que croître rapidement dans la vertu. Sa générosité était à toute épreuve. En passant par Paris, il fut baiser la langue du martyr Perboyre  et il m’écrivait, vous comprenez pourquoi? Il était si heureux de se sacrifier pour le salut des infidèles! Son coeur était plein de reconnaissance pour l’amour que j’avais pour lui. Je n’oublierai jamais le moment où il vint recevoir ma dernière bénédiction, et de son lit de mort que ne me fait-il pas dire de touchant

Le saint évêque de Montréal a ordonné une neuvaine qui se fait maintenant pour lui, et l’on espère encore obtenir sa guérison. […]. Tout ce que je crains, c’est que le Seigneur l’ait trouvé mûr pour le ciel et ne nous enlève ce bon ouvrier avant même qu’il ait pu mettre à exécution tout ce que sa bonne volonté lui inspirait de faire. C’est un grand sacrifice que le bon Dieu exige de moi. Je fais tout comme si cela ne devait pas être et je prie avec confiance. Qui sait si Dieu, par prévision de ces prières qui partent du fond de mon coeur et que ma confiance en sa miséricorde m’inspire, ne m’aura pas accordé la conservation de ce précieux enfant? Cette pensée me soutient en attendant le premier courrier d’Amérique.

Journal d’Eugène de Mazenod, 6 mars 1848, EO XXI

RÉFLEXION

« La prière est un acte d’amour ; les mots ne sont pas nécessaires. Même si la maladie détourne les pensées, il suffit d’avoir la volonté d’aimer. » (Sainte Thérèse d’Avila)

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MON DIEU QUELLE NOUVELLE ÉPREUVE!

Le père Jean-Pierre Bernard (24 ans) avait été ordonné prêtre par Mgr de Mazenod en septembre 1847 et quelques jours plus tard, il était parti pour le Canada. Quelques jours après son arrivée au Canada, Eugène a reçu la nouvelle que l

notre si bon, si fervent p. Bernard  est si mal qu’il a reçu, le jour même, les sacrements. Je suis vraiment désolé de cette nouvelle. Que ne pouvions-nous pas nous permettre du dévouement pour Dieu et pour le salut des âmes de ce fervent missionnaire, avec sa bonne main, sa belle voix, sa forte santé! Mon Dieu quelle nouvelle épreuve!

Journal d’Eugene de Mazenod, 6 mars 1848, EO XXI

L’épidémie de typhus au Canada :

En 1847-1848, une épidémie de typhus mortel s’est déclarée dans l’est du Canada, causée par une large émigration consécutive à la grande famine en Irlande. Les bateaux bondés transportant environ 90 000 migrants sont devenus des sources d’infection et ont été appelés « bateaux-cercueils ». Des hangars ont été érigés pour mettre en quarantaine tous ceux qui avaient été infectés, et ils sont devenus des lieux de grande souffrance et de mort. Entre 3 500 et 6 000 décès dus au typhus ont été enregistrés à Montréal et plus de 4 000 en Ontario. Les religieuses ont réagi par l’entremise des Sœurs grises, des Sœurs de la Providence et des Oblats, entre autres, et de nombreuses personnes ont été infectées et plusieurs sont décédées. L’évêque de Montréal, Mgr Bourget, lance un appel aux catholiques du Québec pour qu’ils viennent en aide à leurs coreligionnaires. Beaucoup ont adopté des enfants devenus orphelins à cause de l’épidémie.

(Voir:
https://en.wikipedia.org/wiki/1847_North_American_typhus_epidemic#Bytown_(Ottawa)

RÉFLEXION

« La pandémie a été une période terrible pour tant de gens dans le monde, mais elle nous a aussi rappelé les choses qui comptent vraiment – les gens dans nos vies et l’amour que nous leur portons. »  (Ananya Birla)

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SOYONS FIERS D’APPARTENIR À DE TELS APÔTRES DU SEIGNEUR

Eugène invite tous les Oblats à s’inspirer des sacrifices personnels extrêmes que les quatre premiers membres de leur famille religieuse ont fait pour aller dans l’ouest de l’Amérique du Nord afin d’enseigner aux gens « l’amour de Jésus-Christ ».

Je viens de recevoir une lettre du père Ricard. Elle est datée du mois d’août, et ils avaient encore 200 lieues à faire pour arriver au lieu de leur destination. Nos trois missionnaires, ainsi que le frère catéchiste, se portent bien, mais quel voyage que celui qu’ils viennent de faire.

Que personne ne se plaigne plus de rien chez nous quand on a une troupe avancée si généreuse et qui fait des conquêtes à Jésus-Christ par tant de sacrifices, mais aussi quel mérite n’acquièrent-ils pas aux yeux de Dieu et de l’Eglise.

Chers frères, qu’ils sont admirables! Prions bien pour eux, et soyons fiers d’appartenir à de tels apôtres du Seigneur.

Lettre au Père Toussaint Dassy, 12 février 1848, EO X n 966

RÉFLEXION

Dans son inspirant écrit visionnaire au début des Oblats, la Préface, Eugène avait décrit l’esprit des missionnaires oblats :

 » […] détachés du monde et des parents, pleins de zèle, prêts à sacrifier tous leurs biens, leurs talents, leur repos, leur personne et leur vie pour l’amour de Jésus Christ, le service de l’Église et la sanctification du prochain; ensuite, pleins de confiance en Dieu, ils peuvent entrer dans la lice et combattre jusqu’à extinction pour la plus grande gloire de son très saint et très adorable Nom. »

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QUEL VOYAGE QU’ILS VIENNENT DE FAIRE!

La côte ouest de l’Amérique du Nord s’ouvrait à l’évangélisation oblate avec l’arrivée de quatre missionnaires. (Voir l’entrée et celles qui suivent dans : LA PREMIÈRE MISSION OBLATE AUX ÉTATS-UNIS – http://www.eugenedemazenod.net/fra/?p=4431)

Ces quatre missionnaires ont quitté la France en février 1847 et sont arrivés à New York après 54 jours de mer. Cinq mois plus tard, ils atteignent enfin l’Oregon.

Je viens de recevoir une lettre du père Ricard. Elle est datée du mois d’août, et ils avaient encore 200 lieues à faire pour arriver au lieu de leur destination. Nos trois missionnaires, ainsi que le frère catéchiste, se portent bien, mais quel voyage que celui qu’ils viennent de faire.

Lettre au Père Toussaint Dassy, 12 février 1848, EO X n 966

(Notez qu’à l’époque du Fondateur, le mot « missionnaire » désignait les prêtres, c’est pourquoi il observe la distinction entre missionnaires et frère catéchiste. Depuis, la compréhension du mot « missionnaire » a changé pour inclure tous les Oblats et les membres de la famille charismatique qui sont impliqués dans ce ministère).

RÉFLEXION

Avec les voyages à grande vitesse d’aujourd’hui, il nous est difficile d’imaginer ce voyage missionnaire. Faisons une pause et pensons aux difficultés physiques, au courage et à la persévérance que cela implique. Puis allons plus loin et réfléchissons aux défis psychologiques : le père Ricard était âgé de 41 ans et avait souffert d’une mauvaise santé en France. Les trois autres avaient une vingtaine d’années, deux d’entre eux étant des scolastiques qui n’avaient pas encore terminé leurs études. En quittant la France et leurs proches, ils savaient que, selon toute probabilité, ils ne les reverraient plus jamais, ni leur pays d’origine.

Tel était le prix de leur amour pour Dieu et de leur zèle missionnaire pour le salut des personnes qui ne connaissaient pas Jésus-Christ. Ce livre nous invite certainement à réfléchir et nous met au défi de nous examiner et d’examiner notre réponse à Dieu dans notre monde de gratification instantanée qui se déroule à toute vitesse.

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