PARMI LES POTS ET LES CASSEROLES

Une des plus grandes contemplatives et mystiques chrétiennes, Sainte Thérèse d’Avila, vivait dans la conscience de Dieu dans toutes ses activités quotidiennes, et pouvait proclamer : « Le Seigneur marche au milieu des pots et des casseroles ». C’est la même attitude qu’Eugène voulait cultiver dans la vie et l’esprit des membres de la Congrégation des Jeunes.

Au milieu de leurs occupations quotidiennes, ils devaient se souvenir du commandement de Jésus, de prier continuellement, en exprimant des sentiments d’amour, de repentance, de foi, ou tout autre sentiment que le moment leur inspirait :

Il ne faut pas pour cela abandonner les obligations et les devoirs que la Providence a imposés à chacun selon son état. Non, bien s’en faut. Car, c’est dans l’exercice même de ces devoirs que l’on accomplit avec plus de fruit le précepte.
Il suffît d’être fidèle à ce qui a été dit, de se rappeler cette sainte présence aux époques et de la manière que nous avons indiquée, mais en élevant son cœur vers Dieu d’une manière affectueuse et pleine de confiance en la bonté du Père miséricordieux qui veut bien se contenter d’un élan d’amour, d’un sentiment de douleur et de contrition, d’une pensée de foi dirigée fréquemment vers lui, pour attirer sa grâce dans nos âmes.
C’est en cela que consiste la prière continuelle prescrite par notre divin Maître et il n’en faut pas davantage,

Statuts, Chapitre XII, §2

 

Que rien n’est aussi près de moi que Dieu, j’en suis aussi sûr que je vis : Dieu m’est plus proche que je ne le suis de moi-même. Mon existence dépend de ce que Dieu m’est proche et présent !    Maître Eckhart

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Une réponse à PARMI LES POTS ET LES CASSEROLES

  1. Denyse Mostert dit :

    Surprenant d’apprendre que la grande Thérèse d’Avila rejoignait son Dieu « au milieu des pots et des casseroles » ! Et combien rassurant pour le commun des mortels qui trouvent leur quotidien parfois bien fastidieux !

    Les Statuts de la Congrégation de la Jeunesse sont clairs. C’est sans « pour cela abandonner les obligations et les devoirs que la Providence a imposés à chacun selon son état » que doit s’élever l’élan affectueux du cœur vers Dieu.

    « Quand tu veux prier, rentre dans ta chambre, ferme la porte et parle à ton père… » (Mt 5 :5), disait Jésus. Loin d’être une incitation à mépriser des occupations qui peuvent sembler secondaires ne retrouve-t-on pas dans ces paroles l’affectueuse sollicitude de l’ami qui connaît ses disciples ? « Venez à l’écart dans un lieu désert et reposez-vous un peu » (Mc 6 :31) disait-il encore. Et nous savons que les disciples repartaient plus forts de ce temps de présence au Maître.

    Une brève pensée suffit pour exprimer à Dieu toute notre reconnaissance. Ce fugitif moment de « repos » permet aussi de laisser monter les difficultés parfois semeuses de doute, de tristesse, de rancune et autres pensées qui nous empêchent de vivre vraiment l’Évangile.

    Pouvons-nous croire qu’un Dieu à l’invitation si pressante ne viendra éclairer notre route et nous donner la force de continuer, dans un regard renouvelé, notre chemin quotidien « parmi les pots et les casseroles » ?

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