RECEVOIR TOUTE LA PLÉNITUDE DE DIEU

Eugène ne cherche pas à transformer ses jeunes en une sorte de moines désincarnés. Au lieu de cela, il partage avec eux ce qui est un trésor pour lui : une attitude positive, née de la relation à Dieu, qui les conduirait à vivre en plénitude leurs activités quotidiennes.

Art. 38. Mais cette prière ne doit pas être passagère et momentanée, elle doit être, au contraire, continuelle : “il leur faut prier sans cesse, et ne pas se décourager” [Luc 18,1] Tel est le précepte du Sauveur, mais comment prier toujours? Cela se peut-il? Oui, sans doute, puisque Jésus-Christ l’ordonne; mais on s’abuse si l’on croit la chose bien difficile; elle est au contraire très aisée, et la pratique en est des plus consolantes.

Statuts, Chapitre XII

La prière continuelle, c’est désirer consciemment avoir cette attitude positive, née de la relation à Dieu, en toute chose, à l’école, à la maison, pendant leurs jeux, etc.

 

Ainsi, vous aurez la force de comprendre, avec tous les saints, ce qu’est la largeur, la longueur, la hauteur, la profondeur… et de connaître l’amour du Christ qui surpasse toute connaissance, afin que vous soyez comblés jusqu’à recevoir toute la plénitude de Dieu.        Ephésiens 3, 18-19

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Une réponse à RECEVOIR TOUTE LA PLÉNITUDE DE DIEU

  1. Denyse Mostert dit :

    Nous connaissons cette iconographie d’hommes et de femmes à genoux, mains jointes et visage extatique tourné vers le ciel. Devant une attitude de recueillement aussi parfaite, il m’est arrivé de penser que les difficultés de la vie devaient très peu les atteindre tant paraissait grande leur union à Dieu. Et de me dire que les obligations bien concrètes de ma vie ne me laissaient pas grande chance d’atteindre moi-même à cette vie de prière parfaite.

    Il est un fait que ce « prier toujours » fatigue… qu’il apparaît vite comme irréalisable si on le prend au pied de la lettre.

    Pourtant Luc ne raconte-t-il pas que « Jésus leur adressa une parabole, pour montrer qu’il faut toujours prier, et ne point se relâcher » ? (Lc 18 :1) On parle ici de Jésus de Nazareth, le jeune envoyé de Dieu qui sait si bien soulager la souffrance, reproche aux puissants leurs abus et qui va librement au-devant de la mort qui l’attend au Calvaire. Comment croire qu’une vie aussi concrète pourrait s’accommoder de conseils utopiques?

    On prête beaucoup de pouvoir à la pensée positive de nos jours. Sans nier son importance, ne peut-on craindre que, sans autre assise que notre volonté, elle se révèle parfois incapable de nous aider à vivre des situations douloureuses ?

    C’est alors que la ‘pensée positive évangélique’ offre une force qui n’a rien de magique mais qui au contraire demande toute notre collaboration. Une force née de l’alliance entre Dieu et les hommes qui nous accompagne dans une vie assumée dans ses joies comme dans ses peines.

    Reconnaissance ou cri de souffrance, ne voilà-t-il pas « la prière qui plaît à Dieu » (Ps 50) comme nous le rappelle la liturgie du Carême ? N’est-elle pas cette prière de tous les instants que Jésus nous propose ? N’est-elle pas signe de confiance en l’amour divin qui ne laisse aucune place au désespoir ?

    Cela s’appelle la foi. Parfois obscure mais toujours présente, celle qui nous rappelle que « rien ne peut nous séparer de l’amour de Dieu ». (Rm 8 :31)

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