TENONS-NOUS ENSEMBLE, SOYONS POUR DIEU SEUL, ET NOUS SERONS FORTS

« Tenons-nous ensemble, soyons pour Dieu seul, et nous serons forts. » Martelé de tous côtés, Eugène réfléchit tout haut, face à ses compagnons les plus proches, à propos de la situation à laquelle ils font face.

Il est convaincu que Dieu les a appelés à vivre leur oblation parmi les pauvres de Provence, et ainsi ils ont à faire face à toutes les difficultés avec patience de façon à être authentiques vis-à-vis de cette vocation.

Quoique je vous aie écrit bien longuement l’autre jour, mes chers amis et bons frères, je reprends encore la plume aujourd’hui pour vous entretenir de mes dispositions et vous bien rassurer sur mon compte. Je suis parfaitement tranquille, disposé à continuer de tout mon cœur les bonnes œuvres commencées. Je suis disposé à ne pas quitter le Midi, où notre ministère peut être le plus fructueux…
S’il n’est pas possible absolument de s’arranger à Aix, et que l’Archevêque s’abuse au point de frustrer son diocèse de tout le bien que nous pourrions y faire, nous irons ailleurs. Il en coûterait à mon cœur d’abandonner Aix, mais ce sacrifice ne serait pas perdu. Je pense néanmoins que nous ne devons en venir là qu’à la dernière extrémité; l’Archevêque en décidera…
Je crois, d’ailleurs, qu’il serait à propos de patienter pour nous donner le temps de nous déterminer pour le mieux. Soyons unis, n’ayons que Dieu en vue, et nous serons bien forts.

Lettre à Henri Tempier et Emmanuel Maunier, le 22 octobre 1817,E.O. VI n. 26

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Une réponse à TENONS-NOUS ENSEMBLE, SOYONS POUR DIEU SEUL, ET NOUS SERONS FORTS

  1. Denyse Mostert dit :

    « Mon pays… c’est l’hiver. » Lequel d’entre nous ne s’est laissé prendre un jour par Gilles Vigneault, ce merveilleux troubadour de nos hivers canadiens, celui qui sait si bien dire leur cortège de neige, leurs violentes rafales et la douloureuse froidure à laquelle il faut à tout prix échapper ?

    Ce matin, il me conduit directement à la tourmente que doit traverser Eugène de Mazenod. Après qu’il ait essuyé refus et humiliations de la part de l’archevêque d’Aix, il me semble le voir à présent face aux éléments déchaînés. Douloureuse surprise, colère, indécision sur la conduite à prendre, et par-dessus tout peine immense en pensant aux pauvres de Provence, victimes possibles de cette triste situation …

    Et puis soudain, la profession de foi et de fidélité de ses compagnons : « Vous nous permettrez de ne pas nous séparer de vous ». Eugène peut alors, comme le chante Robert Lebel, « rentrer chez Dieu comme on rentre chez soi, fatigué, consumé, mais capable d’aimer ».

    La lettre qu’il fait parvenir le 22 octobre à Henri Tempier et Emmanuel Maunier en témoigne. « Je suis parfaitement tranquille, disposé à continuer de tout mon cœur les bonnes œuvres commencées… S’il n’est pas possible absolument de s’arranger à Aix nous irons ailleurs…. Il en coûterait à mon cœur d’abandonner Aix, mais ce sacrifice ne serait pas perdu. »

    Et toujours la motivation issue de sa grande foi et de l’amour des siens : «Soyons unis, n’ayons que Dieu en vue, et nous serons bien forts ».

    La tourmente n’est pas terminée, loin s’en faut. Mais la paix peut reprendre sa place au cœur de la communauté.

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