UN PEU PLUS D’ORAISON, BEAUCOUP MOINS DE SOUCI ET DE MANÈGE

Il faut que je me persuade bien que Dieu se sert des hommes pour ses œuvres, mais qu’il n’a pas besoin d’eux. Ainsi j’avancerai beaucoup plus les choses, dont il daigne me confier la direction, en vivant infiniment davantage dans sa dépendance et me mettant moins en souci pour la réussite. Un peu plus d’oraison, beaucoup moins de souci et de manège.
D’après cette réflexion, je prends la résolution de m’arranger de façon à faire plus d’oraison que je n’en ai fait jusqu’à présent. C’est là où je dois m’accoutumer de traiter mes affaires et celles de notre communauté, de notre jeunesse, etc.
Outre celle du matin, commune avec tous les autres, je me déroberai quelques instants dans l’après-dîner pour reprendre cet exercice devant le T.S. Sacrement tant que possible.

Notes de retraite, Juillet-Août 1816, E.O. XV n 139

Ce contenu a été publié dans NOTES DE RETRAITE, avec comme mot(s)-clé(s) . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à UN PEU PLUS D’ORAISON, BEAUCOUP MOINS DE SOUCI ET DE MANÈGE

  1. Denyse Mostert dit :

    Si on en juge par le chemin que prennent les réflexions d’Eugène de Mazenod, on peut dire que le repos pris bien malgré lui, commence à faire sentir ses effets bénéfiques.

    « Il faut que je me persuade bien que Dieu se sert des hommes pour ses œuvres, mais qu’il n’a pas besoin d’eux », lit-on dans les Notes de retraite de 1816.

    De là, le pas est vite franchi de la relativité de nos efforts démesurés par rapport à leur juste place dans le plan divin. Voici une réflexion applicable il me semble à beaucoup d’entre nous. Sans toutefois sombrer dans le laxisme, il est parfois souhaitable de ‘mettre la pédale douce’, de freiner certaines de nos ardeurs et de laisser davantage de temps à « l’être » dont il était question hier dans notre parcours sur les pas de saint Eugène.

    Il va sans dire qu’un telle décision ne va pas toujours de soi pour les êtres épris de productivité que nous sommes.

    « Un peu plus d’oraison, beaucoup moins de souci et de manège », continue le Fondateur. Dès lors c’est dans la prière régulière qu’il se propose de chercher la force nécessaire pour adopter et maintenir le bon cap entrevu.

    Difficile l’oraison ? Bien sûr, il en existe de savants traités. Mais au fond, n’est-il pas plus simple de s’en remettre à Jésus qui nous dit : « Pour toi, quand tu pries, retire-toi dans ta chambre, ferme la porte sur toi, et prie ton Père dans le secret, et ton Père qui te voit dans le secret t’exaucera. » ? (Mt 6. 6)

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *