MISSIONS PAROISSIALES: L’EXEMPLE ET L’APPROCHE DES MISSIONNAIRES CHANGE LES CŒURS DES GENS

Dans l’entrée précédente, Eugène parlait de la froideur initiale du maire de Marignane, envers les missionnaires. Ils ont persévéré dans leurs efforts pour le gagner, et au commencement de son journal, quatre semaines plus tard, Eugène décrit un homme qui avait changé.

Puisque nous en sommes sur l’article du Maire, nous remarquons qu’il ne manque pas une seule instruction du soir, et qu’il est extrêmement poli et prévenant pour les missionnaires, qu’il a appelé les ambassadeurs de Jésus-Christ, dans une ordonnance qu’il a rendue dans le but de faire fermer les cabarets le dimanche où se fera la plantation de la croix. S’il n’a pas été tel qu’il aurait dû être le premier jour de la mission, c’est qu’il est brouillé avec le Curé dont il se plaint, tandis que le Curé, de son côté, lui trouve des torts, différend qu’il n’appartient point aux missionnaires de juger.

Journal de la Mission de Marignane, le 14 décembre 1816, E.O. XVI

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Une réponse à MISSIONS PAROISSIALES: L’EXEMPLE ET L’APPROCHE DES MISSIONNAIRES CHANGE LES CŒURS DES GENS

  1. Denyse Mostert dit :

    À Marignane, les confidences des belligérants placent les missionnaires dans une situation inconfortable, entre le marteau et l’enclume. Le voudraient-ils qu’il leur serait impossible, en si peu de temps et face à des faits dont ils ne savent que ce qu’on veut bien leur exposer, de porter un jugement de valeur. D’ailleurs ils sont avant tout des missionnaires pour qui l’annonce de Jésus Christ est prioritaire.

    Leur attitude a porté des fruits au-delà de toute attente. Il a suffi de quatre semaines pour noter chez le Maire un comportement aux antipodes de son ‘boycottage’ du premier jour de la mission. D’hostile, le voici devenu « extrêmement poli et prévenant » pour les missionnaires, ces « ambassadeurs du Christ », dira-t-il. Il ira même jusqu’à poser le geste assurément impopulaire de « fermer les cabarets le dimanche où se fera la plantation de la croix ».

    ‘Où il y a de l’homme, il y a de l’hommerie’ dit un proverbe populaire. Et nous avons souvent envie de sortir bec et ongles pour faire valoir notre opinion sur l’un ou l’autre litige.

    Pas question ici de se transformer en ‘chiffe molle’ ! Chacun à droit à son opinion. Le secret est de savoir attendre le bon moment pour la dire ou de décider selon le cas que nous n’avons pas en main les données sûres qui nous permettraient de bien juger la situation.

    « L’amour est patient… ne s’importe pas… n’entretient pas de rancune… », écrit saint Paul dans sa 1ère lettre aux Corinthiens.

    N’est-ce-pas cet amour que l’on retrouve dans la patience, la circonspection et l’absence de rancune des Missionnaires de Provence à Marignane ?

    Ne voilà-t-il pas des attitudes à vivre lorsque surgissent dans nos vies des conflits que nous ne pouvons pas toujours éviter ?

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