S’IL FAUT S’IMPLIQUER, IL DOIT ÊTRE D’UNE MANIÈRE EFFICACE

Quand les demandes pour une saison de mission arrivaient, elles étaient mises ensemble et Eugène et ses confrères oblats les évaluaient avant de prendre la décision sur la manière de procéder.
Ce qui ressort clairement de cette lettre, c’est que la méthode des Missionnaires Oblats n’était pas une prédication superficielle, mais d’une approche approfondie de prise en charge d’un village pour plusieurs semaines afin d’obtenir des résultats durables
(Voir http://www.eugenedemazenod.net/fra/?p=384 pour plus de détails)

J’ai pu, mon cher Courtès, assembler nos Messieurs pour combiner le service des diverses missions qui nous sont demandées. Le résultat de notre conférence a été que nous ne devions pas hésiter à préférer les missions aux retraites. Ainsi qu’il faut fixer la mission de Peynier  puisque le Curé la demande, mais qu’il n’est pas opportun de donner la retraite à Fontvieille parce que cet exercice donné par deux missionnaires seulement pendant quinze jours ne produirait qu’un bien très imparfait dans une population de 2 500 âmes. À tant faire que de s’en mêler il importe de réussir, et la chose est impossible conçue comme l’entend le Curé de Fontvieille. Si ce bon vieillard t’a répondu dans l’intervalle, tu peux lui écrire sans crainte que t’étant adressé à moi, je m’étais refusé à céder deux missionnaires pour une simple retraite. Pour faire quelque bien dans un aussi mauvais pays, il faut que trois mission[ai]res au moins y donnent une mission de quatre semaines. C’est à prendre ou à laisser.
La mission d’Auriol a été admirable, nos Messieurs y ont travaillé énormément, mais ils sont prêts à recommencer.
Adieu, très cher, je t’embrasse.

Lettre à Hippolyte Courtès, 3 Février 1835, EO VIII n 504

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Une réponse à S’IL FAUT S’IMPLIQUER, IL DOIT ÊTRE D’UNE MANIÈRE EFFICACE

  1. Denyse Mostert dit :

    Lettre du 3 février 1835 au P. Hippolyte Courtès, en 1823 qui fut nommé supérieur de la maison d’Aix et y resta jusqu’à sa mort. Il a donc pu profiter largement des conseils d’Eugène de Mazenod pour le bien des missions paroissiales.

    Le fondateur tient fermement à ce qu’il s’agisse de « missions » et et non de courtes retraites comme on en donne parfois en paroisse. Il a pour cela la plus solide des raisons. L’important étant finalement le bien des missions solidement préparées en vue du plus grand bien possible dans la cœur des fidèles.

    « À tant faire que de s’en mêler il importe de réussir, et la chose est impossible conçue comme l’entend le Curé de Fontvieille, » écrit-il au P. Courtès… et le Curé de Fontvielle aura à en prendre son parti car, « pour faire quelque bien dans un aussi mauvais pays, il faut que se donne une mission de quatre semaines. C’est à prendre ou à laisser. »
    Me revoici encore une fois à réfléchir sur le langage direct d’Eugène dans ses rapports avec les autres. On ne peut parler d’entêtement puisque, dans tous les cas, de solides raisons viennent étayer ses décisions. Que cela ne plaise à tout le monde en est une réaction logique. Le Royaume de Dieu demeure le but premier de ces exercices si bien établis. Il ne reste qu’à suivre les paroles de sagesse du fondateur !
    On ne peut d’ailleurs se tromper sur le cœur de celui qui les écrit. La lettre au P. Courtès se termine par des mots de tendresse que ce dernier aura certainement appréciés, « Adieu, très cher, je t’embrasse. » Sans aller jusqu’au langage un peu brusque d’Eugène de Mazenod, nous pouvons apprécier ses directives des plus claires parce que basées toujours sur l’expérience du missionnaire.

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