LA “DIGNITÉ” D’ÉVÊQUE

À partir de maintenant, nous rencontrerons régulièrement Eugène parler, dans ses écrits, de la “dignité” de l’épiscopat. Il est important de toujours nous rappeler ce qu’il entend par cela. Le Père Alexandre Taché nous l’explique ici :

“ Au moment de devenir évêque, Eugène de Mazenod prit davantage conscience des responsabilités qui allaient devenir siennes. Avec ses confidents, il revient sans cesse sur la grandeur et la dignité de l’épiscopat. L’évêque, appelé par le Vicaire de Jésus Christ à partager la charge confiée aux apôtres, reçoit l’Esprit Saint pour être le pasteur qui enseigne, sanctifie et guide son peuple. C’est la source de sa grandeur, sa redoutable responsabilité. Ce sentiment animera profondément et constamment l’esprit de Mgr de Mazenod tout au long de sa vie. ” ( https://www.omiworld.org/fr/lemma/eveques/

… et, maintenant que je suis élu et si près d’être investi de la plénitude du sacerdoce de Jésus-Christ, ce profond sentiment de vénération, cette haute idée que la foi a établie dans mon âme pour cette grande dignité, m’écraserait et m’enlèverait tout courage, toute force pour avancer, si le Seigneur ne me remplissait de la plus douce espérance et ne me faisait envisager cette nouvelle venue du Saint-Esprit en moi comme une époque de renouvellement et de miséricorde. Il me semble que cet Esprit divin que j’ai tant centriste depuis qu’il me fut communiqué par l’imposition des mains, lors de mon sacerdoce, va tout redresser dans mon âme, qu’il y établira sa demeure avec tant de puissance qu’il n’y aura plus moyen d’échapper à ses inspirations.

Au Père Martin de Loirlieu, chapelain à l’Église de St. Louis-des-Français, Rome, le 4 octobre 1832, EO XV 165

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Une réponse à LA “DIGNITÉ” D’ÉVÊQUE

  1. Denyse Mostert dit :

    Pour Eugène, la dignité d’évêque pourrait être écrasante s’il n’était conscient de l’aide du Saint Esprit. Mandaté pour transmettre la Parole de Dieu, il est aussi celui qui guidera le peuple chrétien. La foi peut bien être grande, elle sera nécessaire pour régler tous les problèmes suscités par un gouvernement décidément opposé à l’Église.

    Comme une seconde Pentecôte, la foi va révéler au nouvel évêque la conscience de ses fautes passées et qu’il sera à ses côtés pour le combat qui l’attend. Eugène exagère-t-il la puissance de l’onction épiscopale ? La foi seule permet d’envisager la réponse… C’est par la foi qu’il vivra ce que la vie va lui proposer dans sa condition de « pécheur pardonné » dont parle si justement notre Pape François.

    Les paroles de Jérémie 7 nous sont aussi destinées : « Moi, l’Eternel, j’éprouve le coeur, je sonde les reins… » Donc aucun tracas pour qui marche avec celui qui promet de rendre « à chacun selon ses voies, selon le fruit de ses oeuvres… » La Miséricorde de Dieu n’a pas de fin. Aucune inquiétude à avoir pour qui croit vraiment en la miséricorde de notre Dieu qui « sonde les en cœurs ».

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