ADORER DIEU ET SES CHEMINS MÊME QUAND ON LES TROUVE TROP DURES

Eugène restait à Nice, avec l’espoir de recevoir la permission d’ouvrir une mission oblate dans le royaume de Sardaigne. La réponse négative est finalement arrivée et il se prépare donc pour retourner à Marseille.

… Les projets dont je vous ai parlé dans ma dernière lettre ont échoué devant les nuages gros de tempêtes qui couvrent l’horizon. Dès lors, il n’y a plus de raison pour que je prolonge mon séjour où je n’ai plus rien à faire. C’est dommage, un vaste champ est fermé à notre zèle et Dieu sait si ceux qui refusent le secours que la Providence leur offrait avaient besoin de notre ministère! Ce ne sera pas notre faute. J’ai fait tout ce qui dépendait de moi, il ne me reste plus qu’à gémir sur la difficulté de faire le bien dans ces circonstances où tant de gens réussissent à faire le mal, et à adorer les desseins de Dieu lors même qu’ils me semblent très rigoureux. C’est la disposition dans laquelle j’ai tâché de me mettre dans le dernier malheur qui vient de nous arriver, car j’ai senti vivement la perte de notre cher p. Capmas.

Lettre au P. to Jean Baptiste Mille, 24 janvier 1831, EO VIII n 383

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Une réponse à ADORER DIEU ET SES CHEMINS MÊME QUAND ON LES TROUVE TROP DURES

  1. Denyse Mostert dit :

    1831 – La Congrégation a eu son compte de décès. C’est avec raison qu’Eugène de Mazenod qualifie la perte du P. Capmas de « nouveau malheur ».

    La série va d’ailleurs continuer avec le refus du gouvernement d’ouvrir une communauté en Sardaigne. « C’est dommage se plaint Eugène, un vaste champ est fermé à notre zèle et Dieu sait si ceux qui refusent le secours que la Providence leur offrait avaient besoin de notre ministère! ». Difficiles à accepter toutes ces épreuves, fut-ce pour un futur saint ! Encore plus pour un fondateur au « cœur grand comme le monde !

    Mais Eugène ne va pas se contenter de « gémir sur la difficulté de faire le bien dans ces circonstances où tant de gens réussissent à faire le mal ». Il lui faut « adorer les desseins de Dieu lors même qu’ils [lui] semblent très rigoureux ». Une acceptation qui fait mettre en veille des grands projets et demande une grande confiance en Dieu. On sait aussi que la charité rend plus facile le combat spirituel et plus joyeux le don de soi. Une bonne raison pour accepter plus facilement des événements qui nous affectent vraiment.

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