NOTRE VISION FONDATRICE AUJOURD’HUI: PERMETTRE À LA PAROLE DE DIEU DE S’ENRACINER ET DE DONNER DES FRUITS

Toujours ils sont disposés à répondre aux besoins les plus urgents de l’Église par diverses formes de témoignages et de ministères, mais surtout par la proclamation de la Parole de Dieu, qui trouve son achèvement dans la célébration des sacrements et le service du prochain.

CC&RR, Constitution 7

La raison de notre existence est la Parole du Seigneur. Notre vocation est d’être imprégné de l’Évangile et de le proclamer à tous. –Spécialement à ceux qui sont abandonnés ou qui sont les plus éloignés de l’amour du Sauveur.

Eugène a fondé les Oblats pour qu’ils soient d’abord des prêcheurs missionnaires, pour qu’ils aillent, pendant cinq bonnes semaines, auprès de ceux oubliés dans les villages de campagne afin de proclamer, de manière intensive, l’Évangile et d’enseigner le catéchisme. Tout ce qu’ils faisaient avait pour but d’inviter les gens à entendre, par leur cœur et leurs oreilles, et à les faire changer leur vie. Cette transformation passait par une relation plus profonde avec Dieu, par les sacrements et par le partage fraternel.

Saint-Jean-Vianney, le renommé Curé d’Ars,  vécut en France à la même période et exerça le même type de ministère, mais dans un contexte différent et avec des méthodes différentes. Son message missionnaire et son but étaient les mêmes que les nôtres : «Ouvrez votre cœur de façon à y laisser entrer la Parole de Dieu, prenez racine en elle et fructifiez-la pour avoir la vie éternelle.» Il prêchait la Parole et passait, chaque jour, des heures interminables au confessionnal, accompagnant les gens dans leur conversion et leur transformation.

«Ouvrez votre cœur pour y laisser entrer la Parole de Dieu, prenez racine en elle et fructifiez-la pour avoir la vie éternelle.» Saint-Jean-Vianney

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«Ta parole est la lumière de mes pas, la lampe de ma route.» Psaume 118

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Une réponse à NOTRE VISION FONDATRICE AUJOURD’HUI: PERMETTRE À LA PAROLE DE DIEU DE S’ENRACINER ET DE DONNER DES FRUITS

  1. Denyse Mostert dit :

    Nous parlons souvent des « pauvres aux multiples visage »… Aller aux besoins les plus urgents, rien de plus logique ! Au temporel comme au spirituel. « Ventre affamé n’a pas d’oreille », dit-on avec raison. Avez-vous déjà entendu quelqu’un qui meurt de faim poser des questions pointues sur l’existence de Dieu ? D’un autre côté, avons-nous commencé par parler de la foi à un être plongé dans la misère ?

    La réponse est non bien sûr. Ce serait d’un illogisme parfait que de parler d’un Dieu qui aime ses enfants à une personne totalement démunie. Un Évangile appris à la manière d’une leçon et que nous tenterions d’annoncer ainsi sonnerait terriblement faux. L’Évangile c’est plus que des versets partagés, c’est une histoire vécue entre Dieu et les hommes, une Espérance qui a nom Jésus Sauveur , une réalité que nous brûlons de faire connaître à tous.

    Eugène de Mazenod l’avait bien compris. Rappelons-nous avec quelle vigueur il décide de contrer les projets « de l’impie Bonaparte et de son infâme gouvernement (…) Déjà la surface de la France est couverte de lycées, d’écoles militaires et d’autres établissements où l’impiété est encouragée, les mauvaises mœurs pour le moins tolérées, le matérialisme inspiré et applaudi… » déclare-t-il.

    D’où une décision qu’il va concrétiser avec la Congrégation de la Jeunesse. « Tu connais quelle est mon intention en formant cette réunion: c’est de faire des chrétiens dignes de porter ce nom, d’instruire des jeunes gens qui, sans mon secours, n’auraient jamais su que la lettre de leurs catéchismes, de les séparer de toute compagnie dangereuse, et de les retenir par l’attrait des amusements de leur âge. » (Lettre au P. Forbin Janson).

    De ces jeunes proies, Eugène va faire « d’abord des hommes, puis des chrétiens, ensuite des apôtres. » Les retirer de la rue où ils sont laissés à eux-mêmes, leur offrir des occupations de leur âge, les sensibiliser à un civisme jusque-là inconnu… Ensuite, viendront naturellement les questions qui donneront à Eugène et à ses compagnons l’occasion de faire connaître le Christ. Il en sera ainsi dans tout le ministère du P. de Mazenod auprès des prisonniers, des habitants de régions éloignées et, plus tard, des diocésains de Marseille. Est-il nécessaire d’ajouter que ses fils bénéficieront eux aussi d’une telle attention ?

    « Toujours ils sont disposés à répondre aux besoins les plus urgents de l’Église par diverses formes de témoignages et de ministères… » rappelle l’article 7 des CC&RR. Le chemin est alors ouvert pour « la proclamation de la Parole de Dieu, qui trouve son achèvement dans la célébration des sacrements et le service du prochain. »

    Une telle Parole ne peut que « s’enraciner et donner du fruit ». Ceux qui ont été touchés dans toutes les dimensions de leur être pourraient-ils oublier les bienfaits reçus et ne pas accueillir la vie toute neuve qui s’offre à eux ?

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