PAR CE SIGNE, TU VAINCRAS 

la vue de la Croix… un Vendredi Saint

Journal de Retraite, Décembre 1814, O.W. XV n.130

L’Empereur Constantin qui avait une dévotion pour la déesse romaine de la Victoire changea son point de mire avant une bataille importante après avoir eu une vision de la croix et les mots “ Par ce signe, tu vaincras.” Ceci devint le point de mire pour ses armées et une expression très citée durant des siècles même si elle fut utilisée au service du pouvoir.

De façon positive, le signe de la Croix d’Eugène devint un point de mire de toute sa vie: ”Grâce à ce signe, tu vas conquérir” De façon positive, dans ce signe, la bataille contre le pouvoir du mal sera entreprise. Écrivant au sujet de la vision missionnaire des Oblats:

Ensuite, pleins de confiance en Dieu, ils peuvent entrer dans la lice et combattre jusqu’à extinction pour la plus grande gloire de son très saint et très adorable Nom…
Il est donc bien important, il est pressant de faire rentrer dans le bercail tant de brebis égarées, d’apprendre à ces chrétiens dégénérés ce que c’est que Jésus Christ, de les arracher à l’héritage du démon et leur montrer le chemin du ciel. Il faut mettre tout en oeuvre pour étendre l’empire du Sauveur, détruire celui de l’enfer, empêcher des milliers de crimes, mettre en honneur et faire pratiquer toute sorte de vertus

La Préface

Voilà la raison pour laquelle Eugène insista pour que la croix soit notre seul signe distinctif comme missionnaires.

FRENCH

“L’amour, non la colère, mena Jésus à la croix. Le Golgotha vint comme un résultat du grand désir de Dieu de pardonner, et non pas de sa répugnance. Jésus savait que par sa souffrance de substitution il pouvait actuellement absorber tout le mal de l’humanité et ainsi la guérir, lui pardonner, la racheter.”    Richard J. Foster

Ce contenu a été publié dans NOTES DE RETRAITE, RÈGLE, avec comme mot(s)-clé(s) , , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à PAR CE SIGNE, TU VAINCRAS 

  1. Denyse Mostert dit :

    La croix complice de guerres, de gloriole et d’abus n’est pas celle de ce Vendredi Saint 1807.

    En cette croix du Christ souffrant pour notre monde, Eugène a vu les « pauvres aux multiples visages ». Il a compris que seul l’ amour les relèverait. Balayant les remords d’un passé dissipé, il «entre dans la lice… pour combattre jusqu’à extinction… apprendre à ces chrétiens dégénérés ce que c’est que Jésus Christ» et qu’il est là pour eux tous les laissés pour compte. Que pour chacun d’entre eux existe le salut et qu’il devient alors messager pour ses frères. De bien belles paroles ! Que vont confirmer la vie du fondateur et celle de tous ceux engagés à sa suite.

    La croix toujours présente parmi nous ! Qui oserait nier « les milliers de crimes » de notre époque ? Qui refuserait de voir combien un mot, une attitude dictées par l’égoïsme peuvent causer de naufrages ?

    La croix du Christ nous dit une grande espérance. Et qu’avec nos faiblesses, nous en sommes témoins. Ceci me rappelle la lettre du fondateur au P. Tempier. « Humiliez-vous, disait Eugène, mais sachez que vous êtes indispensable à l’œuvre de Dieu… »

    Rien de poétique dans ces paroles. Simplement que les pécheurs pardonnés que nous sommes peuvent devenir espoir au cœur de notre monde.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *