LE LEVAIN COMME MODÈLE POUR LES OBLATS  À TRAVAILLER POUR UN CHANGEMENT DISCRET

Le jour anniversaire de la mort du Père Marcou,  Eugène se rappelait que comme jeune prêtre, il avait introduit au séminaire d’Aix l’association qu’il avait fondée:

J’avais, dès 1812, introduit dans cette maison où j’allais alors faire mes retraites annuelles, la petite association de zèle qui existe au grand séminaire de Paris. Cette association s’était perpétuée dans la maison d’Aix, Marcou était trop fervent pour n’en pas faire partie. Il s’acquitta avec autant d’intelligence que de succès de la tâche qui est imposée à chaque membre de cette association. Il obtint à lui seul plus d’heureux résultats que tous les autres réunis. Plusieurs séminaristes m’ont dit qu’ils durent à son ingénieuse charité d’avoir bien fait leur séminaire.

Journal du 20 août 1838, E.O. XIX

La conviction d’Eugène concernant le besoin de l’Église d’avoir de bons prêtres  s’exprimait, quand il étudiait à Paris en vue du Sacerdoce,  dans sa participation à la très secrète Pieuse Association du Séminaire qui avait pour but la promotion du progrès spirituel de ses membres, et, à travers eux, de toute la communauté du Séminaire. Cette association inspira de façon significative la future approche et la méthodologie d’Eugène dans le travail avec des groupes et spécialement dans la formation des Oblats. Son but était de former un petit groupe de personnes qui, tout en travaillant à leur propre transformation, pourrait avoir silencieusement une profonde influence de transformation sur toute la communauté, comme le levain dans la pâte. (cf http://www.eugenedemazenod.net/?p=117

 

“Quand nous ne sommes plus capables de changer une situation – nous sommes convoqués à nous changer nous-mêmes.”   Viktor E. Frankl

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Une réponse à LE LEVAIN COMME MODÈLE POUR LES OBLATS  À TRAVAILLER POUR UN CHANGEMENT DISCRET

  1. Denyse Mostert dit :

    Journal du 20 août 1838.

    L’Église post-révolutionnaire est dans un piteux état. (*) Pour Eugène, la cause principale en est « la paresse, la nonchalance, la corruption des prêtres. » La qualité du clergé est donc une de ses préoccupations majeures.

    Alors qu’il étudie à Paris, déjà il fait partie la « très secrète Pieuse Association du Séminaire » qui a pour but le progrès spirituel de ses membres. Dès 1812, il l’introduit au séminaire d’Aix où Jacques Marcou « « trop fervent pour n’en pas faire partie … obtiendra à lui seul plus d’heureux résultats que tous les autres réunis ».

    Voici donc établi le travail discret et efficace qui consiste à se mettre au diapason de la volonté divine en faisant confiance à la force de l’exemple.

    On est loin ici des déclarations fracassantes et des mises en garde contre le péché répandues partout. La vie unifiée des missionnaires devient témoignage évangélique incontestable. Une manière d’être qui donne le goût de marcher, comme l’ont fait les apôtres, sur les traces de Jésus Christ.

    (*)http://www.eugenedemazenod.net/fra/?p=1190

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