NOUS VIVONS ET MOURRONS DANS LA CONGRÉGATION QUI A ACCEPTÉ NOTRE ENGAGEMENT

L’Évêque  Arbaud du Gap n’était pas heureux de voir des hommes de son diocèse rejoindre les Oblats et croyait qu’il avait encore le pouvoir de les dispenser de leurs vœux s’ils étaient devenus Oblats et il voulait qu’ils reviennent dans le diocèse. Il n’avait pas compris les principes fondamentaux de la vie religieuse, et alors, Eugène clarifia la situation pour lui

…Nos vœux sont aussi perpétuels que les vœux les plus solennels du monde; quand nous avons fait serment de persévérance, nous avons entendu de nous obliger à vivre et à mourir dans la Congrégation qui a accepté notre engagement. Il n’appartient pas au sujet d’agir par combinaison et par caprice, moins encore de prévoir un cas possible de dispense. La chose ne serait pas admissible avant la profession; elle est absolument impossible après (« questo poi è anticanonico », dit le Souverain Pontife à ce sujet).
La dispense est regardée dans notre Société comme un si grand malheur, qu’on se plaît à croire qu’il n’y en aura jamais d’exemple, maintenant que nous sommes approuvés par l’Eglise et rangés dans la même classe que les Lazaristes, Passionistes et Rédemptoristes…

Lettre à Mgr Arbaud du Gap, le 13 Août 1826, EO XIII n 59

 

“Quand vous êtes entourés de gens qui partagent un engagement passionné pour un but commun, tout est possible.”   Howard Schultz

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Une réponse à NOUS VIVONS ET MOURRONS DANS LA CONGRÉGATION QUI A ACCEPTÉ NOTRE ENGAGEMENT

  1. Denyse Mostert dit :

    Lettre à Mgr Arbaud du Gap, le 13 Août 1826

    François Antoine Arbaud, évêque du Gap, n’en était pas à ses premières attaques contre les Missionnaires de Provence. À Rome déjà, Eugène de Mazenod « apprend que l’évêque a envoyé… une lettre et un mémoire, contresignés de l’archevêque d’Aix et de l’évêque de Digne, demandant au Saint-Siège de ne pas approuver la Congrégation. Le prélat considérait que cela serait une limite imposée à l’autorité des évêques. » (*)

    Les craintes de François Antoine Arbaud n’ont d’égale que son incompréhension de la vie religieuse. Il s’imagine détenir l’autorité suffisante pour dispenser les Oblats de leurs vœux et les ramener ainsi dans son diocèse.

    On sait l’importance qu’accorde le Fondateur au quatrième vœu de persévérance. La réponse à Mgr Arbaud sera donc claire et nette : «Quand nous avons fait serment de persévérance, nous avons entendu de nous obliger à vivre et à mourir dans la Congrégation qui a accepté notre engagement. » Aucune place « pour combinaison et par caprice, moins encore de prévoir un cas possible de dispense … ni avant ni après la profession ». Et d’exprimer sa confiance en la fidélité des siens d’autant plus que les voici « approuvés par l’Eglise et rangés dans la même classe que les Lazaristes, Passionistes et Rédemptoristes… » Un petit grain de vanité n’a jamais nuit !

    Qu’en est-il aujourd’hui de la fidélité aux vœux ? Et j’étends ma question à tous ces couples qui se font et se défont… Rien n’est parfait quelle que soit l’époque. Il serait pourtant injuste de n’y voir que les défections, sachant pertinemment que des hommes et des femmes demeurent fidèles à leur engagement. Mais voilà, ceux-là ne font pas souvent la une des journaux. Leur persévérance se vit au jour le jour et le plus souvent dans l’ombre.

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