FERMEMENT CENTRÉ SUR L’EUCHARISTIE

La source d’inspiration et de force dans la vie d’Eugène se situe dans sa relation avec Jésus dans la Parole de Dieu et dans l’Eucharistie. Ici, il montre l’importance de la dévotion eucharistique dans sa vie quotidienne – manifestée dans la célébration quotidienne de la Messe, dans son heure de prière eucharistique (“oraison”) et dans ses visites occasionnelles de prière à l’église, durant le jour.

J’étais porté à m’abandonner à tous les sentiments que sa divine présence et l’immensité de sa miséricorde…
Ces mêmes sentiments se renouvelaient lorsque je me présentais devant lui pour l’adorer, soit à l’heure de mon adoration, soit en paraissant en sa présence en sortant et en entrant dans la maison, soit encore dans les visites que je tâche de faire souvent aux quarante heures, ou dans d’autres églises où le saint sacrement est exposé.
Lettre à Henri Tempier, le 16 février 1826, EO VII n 224

“Le mystère de l’Eucharistie se situe au cœur et au centre de la liturgie puisqu’il est fontaine de vie par laquelle nous sommes purifiés et renforcis pour vivre non pas pour nous-mêmes mais pour Dieu et pour être unis dans l’amour entre nous.”    Pape Paul VI

 

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Une réponse à FERMEMENT CENTRÉ SUR L’EUCHARISTIE

  1. Denyse Mostert dit :

    Rome 16 février 1825 – Lettre à Henri Tempier

    Si, comme le dit Paul VI, « le mystère de l’Eucharistie se situe au cœur et au centre de la liturgie » et envahit tous les aspects de notre vie, chez d’Eugène aussi il dépasse le temps d’un rite, il est devenu présence « habituelle » de Dieu , en quelque sorte une seconde nature, une invitation permanente à laquelle répondre quels que soient l’heure et son état de l’esprit.

    Le Fondateur l’a bien compris, qui sait se mettre en présence de Dieu aussi bien dans la célébration eucharistique que dans des moments d’adoration, « en entrant et sortant de la maison » soit encore dans des visites au saint sacrement exposé. Qu’on se souvienne aussi du refuge que furent pour lui ces neuf messes consécutives alors qu’il attendait fébrilement le résultat qui allait décider du sort des Oblats de Marie Immaculée.

    Chez d’aucuns, on pourrait taxer une telle assiduité de marchandage, sinon de harcèlement envers le ciel. Rien de tel chez Eugène. « J’étais porté à m’abandonner à tous les sentiments que sa divine présence et l’immensité de sa miséricorde… » écrit-il. Sa soumission à la volonté de Dieu ne se dément à aucun moment. Sa dynamique est celle d’un fils remettant tous ses efforts entre les mains du Père, sachant que ce qui lui sera accordé le sera à l’aune de l’amour.

    Attitude moins facile à vivre qu’il n’y paraît. On conçoit mal chez Eugène une soumission qui frôle l’indifférence. Son grand désir demeure bien présent. Ce qui est allé en se fortifiant, c’est sa résolution de demeurer debout quoi qu’il advienne de la reconnaissance officielle tant désirée. Soumission qui devient promesse d’un futur qui portera des fruits selon le cœur de Dieu.

    Ceci n’est pas sans rappeler une autre prière à Gethsémani : « Père, s’il est possible… cependant ta volonté… »

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