FORTUNÉ DE MAZENOD, NOMMÉ ÉVÊQUE DE MARSEILLE

Le 13 janvier 1823, l’oncle d’Eugène, âgé de 73 ans, Fortuné de Mazenod, était nommé évêque de Marseille. C’est un pas qui allait changer la vie d’Eugène. Cette nomination fut une cause de réjouissance parmi les Missionnaires, comme l’explique le biographe Rey :

 Le bon chanoine, déjà revêtu de la chape, se disposait à officier à vêpres, lorsqu’on lui remit un pli portant le timbre et le sceau de la Grande Aumônerie. Avec un grand calme, sans le décacheter, il le glissa dans sa poche et s’en alla fort tranquillement commencer l’office. « Nous connaissions l’existence de cette dépêche, rapporte Mgr Jeancard, et naturellement nous désirions tous d’en connaître le contenu. Cependant ce ne fut qu’après les vêpres, le sermon prêché par le P. Courtès… et après la bénédiction du très Saint Sacrement, que le prélat en rompit le sceau » et lut sa nomination officielle, « sa vocation définitive à l’évêché de Marseille… L’évêque nommé laissa voir une légère émotion qu’il porta immédiatement, sans faire attention à nos félicitations, au pied de l’autel, où il resta quelque temps prosterné devant le Saint Sacrement. Cela mettait fin, pour lui et pour toute la Congrégation, à une incertitude des plus inquiétantes

Leflon 2, page 212

 Voir plus haut les entrées (22 au 29 août, 2011) concernant la nomination initiale de Fortuné en 1817.

 

« Si tu regardes Sa figure et que tu dises, « Oui, Seigneur, quoi qu’il en coûte, » à ce moment-là Il inondera ta vie de Sa présence et de Son pouvoir. »  Alan Redpath

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Une réponse à FORTUNÉ DE MAZENOD, NOMMÉ ÉVÊQUE DE MARSEILLE

  1. Denyse Mostert dit :

    Petit retour sur l’Histoire. Le 28 janvier 1817, Louis XVIII procéde à la désignation de plusieurs sièges épiscopaux dont celui de Marseille. Le curé de Saint-Nizier d’abord désigné se désiste. On pense alors au chanoine Fortuné de Mazenod encore à Palerme, pour le remplacer.

    Sans tarder, Eugène de Mazenod fait part de sa grande joie à son père et à ses oncles toujours en exil : « L’œuvre que le bon Dieu m’a confiée se consolide d’une manière étonnante. Je prépare à l’Evêque de Marseille une troupe d’élite. Nous reverrons les beaux jours de l’Eglise.» (*)

    Il faudra attendre six ans. avant la nomination officielle, le 13 janvier 1823. Le 6 juillet a lieu le sacre à Issy et, le 10 août, Fortuné de Mazenod prend possession de son siège à la cathédrale de la Major.

    Qui est le nouvel évêque de Marseille ? « Fortuné de Mazenod a connu « vingt-cinq ans de vie cachée et de pauvreté, surtout pendant les dernières années d’exil au cours desquelles, pour survivre, il se fit professeur de français.

    [Lorsqu’il apprit] que le roi Louis XVIII l’avait désigné pour le siège épiscopal de Marseille, [il lui fallut] plusieurs lettres très pressantes de son neveu pour le décider à rentrer en France et à accepter l’épiscopat. Il avoua alors que, après tant d’années sans activités pastorales, il appréhendait plus les responsabilités qu’il n’aspirait aux honneurs qu’il avait ardemment désirés dans sa jeunesse. Eugène dut lui promettre qu’il resterait toujours à ses côtés comme collaborateur actif. » (**)

    C’est donc un homme ayant bien mûri sa décision qui reçoit, alors qu’il s’apprête à célébrer les vêpres, « un pli portant le timbre et le sceau de la Grande Aumônerie. Avec un grand calme, sans le décacheter, il le glissa dans sa poche et s’en alla fort tranquillement commencer l’office. » En lisant par la suite sa nomination officielle, « l’évêque nommé laissa voir une légère émotion qu’il porta immédiatement, sans faire attention aux félicitations, au pied de l’autel, où il resta quelque temps prosterné devant le Saint Sacrement.

    Cela mettait fin, pour lui et pour toute la Congrégation, à une incertitude des plus inquiétantes. » (***) On devine la fervente action de grâce des Missionnaires de Provence. Le nouvel Évêque a sans aucun doute renouvelé son fiat devant cette responsabilité qu’il avait tant hésité à accepter. Et Eugène de Mazenod s’est promis d’être pour son oncle le collaborateur fidèle dont il avait besoin.

    Tant de choses qui se résument en une seule : l’oblation, Dieu premier servi… !

    (*) Lettre à son père et à ses oncles, à Palerme, le 28 aout 1817
    (**) http://www.omiworld.org/dictionary.asp?v=6&vol=1&let=M&ID=322
    (***) Leflon

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