ALLEGER LE FARDEAU DU SUPERIEUR PAR LA PRIERE

Comme nous l’avons vu, l’exigent ministère des Missionnaires avait porté beaucoup de fruit, mais dans le même temps, il était la source d’opposition et de critiques abondantes. C’était Eugène, comme supérieur de ce groupe, qui portait le poids de ces difficultés. S’ajoutait à cela le conflit impliquant la potentielle nomination de Fortuné de Mazenod au futur diocèse restauré de Marseille. La source de la force d’Eugène venait de son oblation : vivre tout pour Dieu, en faisant partie d’une communauté religieuse missionnaire.

Son biographe, Rey, raconte :

Cependant les épreuves et les contrariétés ne manquaient pas au zélé Fondateur: c’était le condiment de son existence. Il recourait alors à la prière avec une confiance sans bornes. Le 20 mai, il ordonne que dorénavant on priera spécialement pour lui tous les jours à la prière du soir.

«C’est l’usage de St-Sulpice, dit-il, et j’en ai plus besoin que les Supérieurs de St-Sulpice qui vivent dans la retraite.».

Rey I, p. 278

Cette tradition de prière pour le Supérieur Général continue dans la Congrégation aujourd’hui avec la prière quotidienne : « Assiste notre Supérieur Général. Puisse-t-il guider la Congrégation selon l’esprit de Saint Eugène, et être un signe d’unité pour les oblats ».

 

« Si nous aimons véritablement les gens, nous désirerons pour eux bien plus que ce qu’il est en notre pouvoir de leur donner, et ceci nous conduira à la prière : la prière d’intercession est un moyen d’aimer les autres. » Richard J. Foster

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1 réponse à ALLEGER LE FARDEAU DU SUPERIEUR PAR LA PRIERE

  1. Denyse Mostert dit :

    C’est dans une Congrégation missionnaire qu’Eugène de Mazenod s’est engagé à vivre son « tout pour Dieu ». Et quand la tempête va rugir, il aura plus que jamais besoin du secours des siens.

    De nos jours, on parle beaucoup de « pensées positives ». Aucun doute là-dessus, elles partent d’un bon sentiment, d’un désir d’aider quelqu’un qui passe un mauvais moment.

    Mais c’est d’une autre forme de soutien dont le Fondateur a besoin. C’est du cri de confiance en Dieu de ses fils qu’il s’agit. ‘’Le 20 mai [1822], il ordonne que dorénavant on priera spécialement pour lui tous les jours à la prière du soir.’’

    Comme pour mieux convaincre, il ajoute l’aveu émouvant : «C’est l’usage de St-Sulpice j’en ai plus besoin que les Supérieurs de St-Sulpice qui vivent dans la retraite.»

    Nul doute que « l’esprit de famille » des Missionnaires de Provence devenue fervente « communion des saints » ne réconforte Eugène et lui donne la force de faire face! Bonheur aussi pour ceux qui prient de pouvoir apporter quelque réconfort à leur Fondateur.

    Miraculeuse la prière d’intercession ? Probablement pas dans le sens d’une intervention directe sur ce qui est. Sûrement dans l’amour qui en est la source et dans la foi qui va permettre d’envisager avec confiance les moments difficiles à venir.

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