UN RECONNAISSANT EUGENE REDOUBLE SES EFFORTS POUR LE SALUT DE LA JEUNESSE

 Après sa maladie, Eugène reprend la rédaction du journal de la Congrégation Chrétienne de la Jeunesse et décrit l’affectueuse réaction des jeunes à sa maladie. La meilleure façon pour lui de montrer sa gratitude est de travailler encore plus dur pour leur salut:

 Depuis la séance de ce jour [6 mars], il n’y en a plus eu jusqu’au 15 mai. Cette longue interruption a été occasionnée par la maladie très dangereuse qui a conduit M. le Directeur  aux portes du tombeau. Il se mit au lit le 10 mars, ayant la fièvre depuis plusieurs jours; le 14, il reçut le saint Viatique et l’Extrême Onction. Puisque c’est lui qui rédige ces procès-verbaux, pourrait-il se refuser de consigner ici les témoignages du tendre intérêt que lui ont marqué ces chers enfants dans cette circonstance. Ah! ils sont profondément gravés dans son cœur, et jamais ce qu’ils ont fait pour lui ne s’effacera de sa mémoire.
L’affection qu’il conservera toujours pour eux, les prières qu’il ne cessera de faire pour leur salut, et tous les soins qu’il continuera de leur donner pour leur faciliter les moyens d’y parvenir leur seront une preuve de sa reconnaissance.

Journal de la Congrégation de la Jeunesse, mai 1814, E.O. XVI

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One Response to UN RECONNAISSANT EUGENE REDOUBLE SES EFFORTS POUR LE SALUT DE LA JEUNESSE

  1. Denyse Mostert says:

    Eugène de Mazenod, un homme rempli de reconnaissance… une reconnaissance qu’il sait exprimer en mots bien concrets.

    Des paroles qu’on ne s’attend pas à entendre en ce 19ième siècle où la suprématie masculine passe par une attitude de gouverne dont toute forme de sensibilité est exclue. Les garçons de ma génération se sont souvent fait dire qu”un homme ça ne pleure pas”. Une attitude qui était dictée d’ailleurs par l’attitude du chef de la famille. Même en 2010 être témoin d’une manifestation de sensibilité masculine peut mettre parfois un peu mal à l’aise. Les attitudes stéréotypées ont la vie dure!

    Eugène de Mazenod : homme de sensibilité… Ce sont des mots inattendus qu’il va consigner dans les procès-verbaux de la Congrégation de la Jeunesse. On va y lire « les témoignages du tendre intérêt…sont profondément gravés dans son cœur », plus loin c’est « l’affection qu’il conservera pour eux » qu’il va souligner de la façon la plus claire.

    Eugène de Mazenod : homme de justice. Le bien reçu, il tient absolument à le rendre. Et c’est en termes traduisant une grande émotion pour le« tendre intérêt que lui ont marqué ces chers enfants » durant la maladie qui l’a conduit « aux portes du tombeau », qu’il leur fait la promesse d’être à leurs côtés dans leur marche vers le salut.

    Eugène de Mazenod, j’oserais dire un père au cœur de maman !

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