LA PRÉDICATION : NOUS SOMMES REMPLIS DE CE QUE NOUS ENSEIGNONS AVANT D’ESSAYER D’EN INSTRUIRE LES AUTRES

Le but principal de la prédication selon Eugène était d’instruire et de livrer un message qui amènerait les gens vers une relation plus profonde avec Dieu et avec l’autre :

L’expérience nous a déjà prouvé qu’on peut atteindre ce but si désirable, l’unique qu’il soit permis d’avoir en vue dans ce ministère dangereux, où tant de ministres vains et orgueilleux trouvent leur perte sans procurer le salut des autres.

Il peut être surprenant d’entendre parler de la prédication comme d’un « ministère dangereux ». Quand on considère les foules nombreuses qui se précipitent vers les missions et toute l’émotion qui accompagne les nombreuses conversions, il y aurait eu danger pour les Missionnaires d’en tirer un crédit personnel pour eux-mêmes et d’oublier qu’ils prêchaient en tant qu’instruments du Sauveur et de Sa grâce.

ais on n’y parviendra qu’en s’oubliant totalement soi-même, qu’en renonçant à sa propre gloire, qu’en réprimant dans le fonds de son cœur les vains applaudissements des hommes; qu’en prêchant, en un mot, comme l’Apôtre, Jésus Christ et Jésus Christ crucifié, « sans des discours persuasifs de la sagesse, mais elles étaient une démonstration faite par la puissance de l’Esprit », c’est-à-dire en montrant que l’on est pénétré de ce qu’on enseigne et qu’on a commencé à le pratiquer soi-même avant de l’apprendre aux autres..

Règle de 1818, Chapitre 3, §1. De la prédication

 

« On peut prêcher un plus beau sermon avec sa vie qu’avec ses lèvres. »   Oliver Goldsmith

Ce contenu a été publié dans RÈGLE, avec comme mot(s)-clé(s) , , . Vous pouvez le mettre en favoris avec ce permalien.

Une réponse à LA PRÉDICATION : NOUS SOMMES REMPLIS DE CE QUE NOUS ENSEIGNONS AVANT D’ESSAYER D’EN INSTRUIRE LES AUTRES

  1. Denyse Mostert dit :

    Tenter d’influencer le comportement des autres est toujours un acte très délicat. Rentrer dans la vie de quelqu’un ne peut se faire qu’après mûre réflexion au terme de laquelle on est convaincu de pouvoir l’amener vers un plus. Pour les Missionnaires de Provence, c’est Jésus Christ qu’ils ont à faire connaître. Jésus et son Évangile porteur d’Espérance.

    Voici des mots qui se laissent dire très facilement. Mais qu’en est-il dans la pratique? C’est à des gens opprimés depuis des années que s’adressent les missions. Faut-il s’étonner de trouver parmi eux des caractère endurcis, fatalistes peut-être ? N’est-il pas normal de rencontrer la méfiance que la Révolution a si bien fait naître ? Est-il étonnant que tant de souffrance ait affiné leur sens de reconnaître discours creux et véritable annonce du Royaume ?

    Déjà, devant tant de réticence enracinée, n’y a-t-il pas matière à danger pour le ministère des missionnaires?

    Dangereux encore le ministère de la prédication ? Tous ceux qui ont eu à prendre la parole savent pertinemment quelle préparation intérieure et quelle humilité il faut pour balayer tout sentiment de victoire personnelle devant un auditoire conquis, pour accepter louanges et applaudissements sachant qu’ils reviennent au Musicien divin et non à l’humble instrument qui parle en son Nom.

    Vous avez sûrement entendu dire : ‘’La plus belle fille du monde ne peut donner que ce qu’elle a ‘’. La même chose s’applique au messager de la Parole. Pour qu’elle touche les cœurs, la prédication du missionnaire doit dire sa foi, ses efforts quotidiens, tout son cheminement de fils de Dieu. Simplement et avec une grande reconnaissance pour ce ministère qui lui a été conféré et l’espérance d’en amener d’autres à « connaître et aimer Jésus Christ ».

    En fait, ceci nous concerne tous et se trouve admirablement résumé par Paul VI :
    « Les gens d’aujourd’hui écoutent bien plus volontiers des témoins que des enseignants. »

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *