NOTA BENE : UNE TRAHISON DOULOUREUSE

Dans sa détresse, l’Eglise, décrite comme une mère, appelle à l’aide. Vers qui l’Eglise pourra-t-elle se tourner avec confiance ? Les personnes sur lesquelles elle doit pouvoir compter, en toute évidence et avec une confiance infaillible, sont ses prêtres.

Dans cet état déplorable, l’Église appelle à son secours les ministres auxquels elle a confié les plus chers intérêts de son divin Époux,

Mais ce sont justement ces prêtres qui la laissent tomber par leur propre comportement corrompu.

et ce sont la plupart de ces ministres qui aggravent encore ses maux par leur damnable conduite.

C’est dans ce contexte que les Missionnaires ont compris leur vocation. Quand l’Eglise, telle une mère qui souffre, appelle à l’aide ceux en qui elle devrait pouvoir se confier totalement, elle a besoin des Missionnaires, prêts à répondre à ses cris de détresse :

La véritable fin de notre Institut est de remédier à tous ces maux, de corriger autant qu’il est possible tous ces désordres.

Règle de 1818, Chapitre premier §3 Nota Bene. Missions, 78 (1951) p. 155

 

« Peu de plaisirs peuvent égaler la présence de quelqu’un en qui l’on peut totalement se confier. »         George MacDonald

 

 

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Une réponse à NOTA BENE : UNE TRAHISON DOULOUREUSE

  1. Denyse Mostert dit :

    Qu’il s’agisse de laïcs, Ordres religieux ou clergé, tous ont été victimes de cette Révolution française qui va durer dix ans.

    En 1818, les choses sont loin d’être rétablies et Eugène de Mazenod a des mots très durs envers « la plupart de ces ministres qui aggravent encore [les maux de l’Église] par leur damnable conduite ».

    Il en conclut que « la véritable fin de notre Institut est de remédier à tous ces maux, de corriger autant qu’il est possible tous ces désordres. »

    Prétention tellement grande qu’on pourrait se demander si elle est bien réalisable pour le petit nombre de Missionnaires de Provence et si les « pauvres aux multiples visages » des villages éloignés ne vont pas désormais occuper le second rang des préoccupations missionnaires.

    Eugène y a réfléchi. Les pauvres resteront premiers servis… « Vu leur petit nombre actuel et les besoins plus pressants des peuples qui les entourent, [les membres de l’Institut] doivent pour le moment borner leur zèle aux pauvres de nos campagnes… » C’est pour eux encore qu’ils vont répondre à « l’Église [qui] appelle à son secours les ministres auxquels elle a confié les plus chers intérêts de son divin Époux ».

    Et, à bien y penser, ceux parmi les prêtres qui ont manqué à leur engagement n’ont-ils pas besoin eux aussi de missionnaires qui vont les aider à aimer de nouveau Jésus Christ ?

    Eugène et ses missionnaires seront donc ceux sur qui Église souffrante pourra absolument compter… s’en remettant à Dieu pour le retour au bercail de dissidents.

    Force est de constater que notre Église d’aujourd’hui connaît également bien des défections. Faut-il qualifier saugrenue l’idée de laïcs « en croisade » pour le salut des prêtres ? La Règle 2 qui recommande entre autres aux Missionnaires de Provence
    « exercice des conseils évangélique, vie régulière, mépris des honneurs du monde …», ne peut-elle s’adresser aussi à nous, membres de la famille mazenodienne et chrétiens, là où nous vivons ? Un disciple de Jésus Christ peut-il douter qu’une vie à saveur évangélique demeure vraiment sans effet?

    C’est la part qui nous est demandée. Sans nous prendre pour d’autres… Simplement en nous reconnaissants tous faillibles et que seul Dieu connaît le fond du cœur de chacun.

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